L'Etat maintient l'aéroport de Toulouse en statu quo

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La privatisation de l'aéroport de Toulouse, préparée depuis 2015, devrait finalement être reportée voire abandonnée. L'Etat ne compte pas pour l'instant vendre ses parts à l'investisseur chinois Casil.

L'Etat renonce à privatiser

En 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait mis en place la vente de l'aéroport de Toulouse. Il avait vendu 49,9 % des parts de l'Etat au groupe chinois Casil. Mais alors qu'il est devenu président de la République, le projet de privatisation est en train de stagner. L'actuel ministre de l'Economie Bruno Le Maire a en effet annoncé que le dossier ne bougeait pas pour le moment.

En cause, les collectivités locales qui possèdent 40% des parts restantes s'opposent à la vente de l'aéroport. Les relations entre les investisseurs chinois et la direction de l'aéroport se sont de plus envenimées. Les élus locaux reprochent au PDG de Casil, Mike Spoon, de s'être versé 22 millions d'euros de dividendes en deux ans.

D'autres acteurs sont prêts à investir

Le recul des négociations entre l'Etat français et le groupe chinois a attiré d'autres potentiels acheteurs. Le gouvernement dispose encore d'un an pour décider de vendre ou non se parts. Deux investisseurs ont déjà approché Casil : Vinci et Ardian. Les Chinois ne sont cependant pas prêts à vendre pour le moment.

Autre acteur du dossier, les collectivités locales, notamment le département de Haute-Garonne, souhaiteraient racheter les parts de l'Etat pour devenir l'actionnaire majoritaire. Le montant à débourser serait de 60 millions d'euros.

Toujours est-il que l'Etat n'a pas prévu de céder l'aéroport de Toulouse pour le moment et le maintient en statu quo.