Les fraudes bancaires se multiplient en France

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Chaque année depuis 13 ans, l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dresse le bilan annuel de la délinquance subie par les personnes physiques (violences, menaces, vols, tentatives de vol, actes de vandalisme ou encore fraudes à la carte bancaire). Cette année, ce sont les fraudes bancaires qui sont en nette hausse.

Les fraudes à la carte bancaire en nette hausse

10 millions de Français déclarent vivre en insécurité. C’est le résultat choquant révélé par l’enquête de l’Observatoire National de la délinquance et de la réponse pénale. Et dans le lot des délits dont les Français sont de plus en plus victimes, on trouve les fraudes bancaires.

Les débits frauduleux sur comptes bancaires sont en forte hausse depuis 2010. Ils concerneraient désormais 1 Français sur 20 chaque année. Des débits qui oscillent entre 100 et 1 000 euros et dans la majorité des cas, les victimes ne savent pas comment elles ont pu se faire avoir.

Il y a bien sur les fraudes à la carte bancaire, les achats réalisés sur Internet avec votre carte, mais c’est devenu de plus en plus difficile, avec les codes de vérification 3D Secure que vous recevez par SMS, qui sont de plus en plus généralisés. L’autre arnaque, qui grimpe en flèche, c’est le vrai faux prélèvement SEPA que votre banque honore de bonne foi.

Comment les fraudeurs si prennent ? Et bien le plus souvent, grâce à ces mails que vous recevez, prétendument de l’assurance maladie par exemple, et qui n’ont d’autre but que de vous voler vos coordonnées bancaires et donc, d’alimenter un faux mandat de prélèvement SEPA.

D’ailleurs en ce moment même, la police alerte les Français d’une recrudescence de faux mails des impôts, prétendant avoir besoin d’une mise à jour des informations vous concernant.

Le terrorisme, plus stressant que le chômage

Autre enseignement de l’étude : dans un contexte fortement marqué par les attaques terroristes en France et en Europe, le terrorisme et les attentats deviennent le problème de société le plus préoccupant pour les Français, devant le chômage pour la première fois depuis 2006. 

En revanche, l’enquête révèle aussi que certains délits sont en recul. Ainsi sur le moyen terme, on assiste à une baisse confirmée du nombre de victimes de cambriolages et tentatives de cambriolage depuis 2014 - il y en a eu 470 000 l’an dernier, dont la moitié a échoué -, une baisse des vols avec violences ou menaces depuis 2013 et une baisse des violences physiques (hors ménage) entre 2015 et 2016. 

Sur le plus long terme, le nombre de victimes de vandalisme de logement se stabilise depuis 2014 après une baisse observée à partir de 2009, les vols de voitures ont également fortement baissé jusqu’en 2011 et sont restés stables à un niveau bas depuis. Enfin, les vols sans violence marquent une tendance à la baisse depuis 2006.