Un plan de 5 millions d'euros pour l'aciérie d'Ascoval de Saint-Saulve

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Ce vendredi 2 février 2018, Bruno le Maire a annoncé que l’État financerait la poursuite d’activité de l’aciérie de Saint-Saulve pour une année, à hauteur de 5 millions d’euros. Un plan d'aide qui profiterait à la fois au site et à ses employés.

Un plan de sauvetage pour l’aciérie

L’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve fait office d’exception dans le groupe Ascométal, puisqu’elle est la seule à ne pas avoir été inclue dans le rachat par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach, officialisé le 29 janvier 2018. Pour continuer d’exister, l’aciérie a besoin de fonds. Après des négociations avec des dirigeants syndicaux, des élus et des représentants du sidérurgiste suisse, Bruno le Maire a annoncé débloquer 5 millions d’euros d’aide à l’activité pour le site des Hauts-de-France.

Les ouvriers pourront aussi compter sur l’aide d’entreprises et des collectivités locales, prêtes à investir 14 millions d’euros pour prévoir un matelas pour l’année suivante. Néanmoins, l’intervention de l’État n’a pas pour but d’entretenir l’aciérie sous perfusion, mais de lui retrouver le plus rapidement possible un repreneur.

Un soutien pour les employés

Le budget réuni par l’État et les collectivités locales est également profitable aux employés. Le président de la région Haut-de-France, Xavier Bertrand, a ainsi précisé que deux millions d’euros seraient mis de côté afin de financer les primes des ouvriers.

Le dernier mot revient désormais aux syndicats, qui organisent aujourd'hui un vote pour valider le plan d’aide. Nacim Bardi, représentant de l'Intersyndicale, se réjouit des mesures entreprises par le gouvernement et prévoit un possible retour au travail dès lundi. Si l’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve retrouve le calme dans les prochains jours, son objectif principal reste de retrouver repreneur d'ici l'année prochaine.