Pourquoi les Pigeons tirent leur révérence
Le mouvement des Pigeons a rassemblé plus de 75000 membres en quelques jours grâce aux réseaux sociaux

Moins d’un mois après le lancement spontané du mouvement des Pigeons, et alors que le projet de loi de finances décidant de la fiscalité des cessions de parts d’entreprises a été approuvé, après avoir été largement amendé, la page Facebook du mouvement des Pigeons a fermé hier soir. Jean-David Chamboredon, le porte-parole du désormais ex-mouvement des Pigeons, nous explique pourquoi.

 

Economiematin.fr : Pourquoi arrêter le mouvement des pigeons ?

Jean-David Chamboredon : Tout simplement parce que cela devenait potentiellement contre-productif, avec un tohubohu un peu potache et contestataire qui devenait stérile par rapport à une réaction politique complètement caricaturale sur qui sont les Pigeons.

On avait envisagé fermer dès le milieu de la semaine dernière, et lorsque les Pigeons ont été mentionnés lors du congrès du PS, on a considéré que c’était effectivement une bonne idée de fermer. Au congrès du PS, les Pigeons ont été traités de « quarteron de millionnaires connectés ». Arnaud Montebourg a dit que les Pigeons ne sont pas ceux qu’on croit, bref, que des déclarations caricaturales et erronnées. Nous nous sommes donc dit que l’éventuelle concertation qui pourrait avoir lieu entre les entrepreneurs et le gouvernement serait d’autant plus difficile qu’elle porterait l’étiquette de Pigeons.

 

Economiematin.fr : Est ce que cela veut dire que cela a été une bonne idée, et cela ne l’est plus ?

Ce n’était pas une idée, puisque c’était spontané et improvisé. Qu’une communauté d’entrepreneurs se réunisse aussi rapidement autour d’un objectif commun est une bonne chose. Mais ce n’était pas une action calculée. Or, quand on a une communauté de 73000 membres, forcément, à un moment, cela devient un peu désordonné, chacun tire à hue et à dia. Mais le mouvement des pigeons a remis le petit entrepreneur au centre de la scène médiatique. Il est populaire dans les sondages. Et le gouvernement a réagi en modifiant la loi de finances, mais mal, en créant une usine à gaz non pertinente pour notre secteur du web…

 


Jean-David Chamboredon est président du fonds d'investissement des entrepreneurs Internet ISAI.

Jean-David a commencé sa carrière chez Cap Gemini où il passe 13 ans et fonde le Cap Gemini Telemedia Lab dans la Silicon Valley en 1997. Il rejoint le monde du Capital Investissement en 1999, d'abord chez Europatweb comme CTO, puis Viventures comme Partner. Ces 6 dernières années, il était le Partner Français de l'activité Venture et TMT de 3i Group plc.
Son "track record" inclut SeLoger.com (IPO Euronext), Screentonic (acquis par Microsoft), Okyz (acquis par Adobe), Highdeal (acquis par SAP), Netonomy (acquis par Comverse), Priceminister (acquis par Rakuten), Fastbooking, Twenga...  


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