Les enjeux du Machine to Machine
Les prévisions hautes estiment qu'au plan mondial, il y aura plus de 50 milliards d'objets connectés d'ici 2021.

Tous les spécialistes des télécoms parlent du Machine To Machine comme de la technologie de demain, celle qui laisse augurer le plus grand potentiel de croissance. Ce qui semble être le cas, avec déjà plus de 4 millions de cartes M2M actives en France.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le M2M permet de faire communiquer des objets électroniques (alarmes, voitures, compteurs électriques...) avec des serveurs informatiques ou entre eux, afin d'obtenir des services innovants qui simplifient le quotidien.

 

Le M2M peut répondre à des besoins très concrets. Cette technologie s'insère peu à peu dans (ou sur) les machines, les appareils, les véhicules, les emballages, les objets quotidiens, les équipements, les espaces publics... mais aussi les arbres, les zones inondables, les forêts incendiables, les animaux domestiques ou sauvages et finalement, nos propres corps. Bref, le M2M est partout !

Les prévisions hautes estiment qu'au plan mondial, il y aura plus de 50 milliards d'objets connectés d'ici 2021. En 2004, le nombre de modules M2M était seulement de 92 millions, toutes technologies réseaux confondues. Avec une croissance annoncée de 30% en volume (source : IDATE), on arrivera vite à 370 millions en 2015.

Et évidemment, cela attise les convoitises : ce marché intéresse les éditeurs de base de données (Big Data), les hébergeurs de ces bases de données (Cloud) et les opérateurs télécoms (Cartes M2M).

Ainsi, les éditeurs de bases de données expliquent qu'il va falloir mettre en place de gigantesques systèmes de stockage (Big data) pour traiter les données générées par ces objets. Et les hébergeurs se tiennent prêts eux aussi, avec leurs offres Cloud. Enfin, en tout premier lieu, les opérateurs y voient un relais de croissance fort car la plupart de ces objets connectés vont communiquer en utilisant des cartes SIM dites cartes M2M que les opérateurs ont mis à leur catalogue.

Le « Big Objet » sera-t-il au M2M, ce que le Big Data est à l'informatique décisionnelle ?


Le marché du M2M se chiffrera dans quelques années en milliards de machines et en centaines de milliards d'objets communicants. Qui saura gérer tous ces objets connectés et toutes ces cartes SIM, dans un contexte de croissance exponentielle du parc ?

Car si à la maison, pour une famille, c'est déjà un peu compliqué d'optimiser les dépenses télécoms, que dire pour une entreprise qui possède une flotte de téléphones mobiles. C'est un métier, me direz-vous ! Mais imaginez une organisation devant gérer des parcs de milliers de cartes SIM M2M. Il va bien falloir optimiser les coûts, rationaliser la gestion trouver des solutions optimisées... Car le M2M occasionne aujourd'hui pour les responsables de flottes et les Directeurs Télécoms, de vrais casse-têtes : les abonnement de cartes SIM qui ne cessent de varier d'un opérateur à l'autre et d'un moment à l'autre, la facturation des opérateurs qu'on ne maîtrise pas bien, les incidents qu'il faut résoudre en temps réel, les plateformes M2M des opérateurs qu'il faut bien utiliser...

Big Data est aujourd'hui un challenge à relever pour les professionnels de l'informatique, mais demain, nous parlerons surement de Big Objets.

Il y a de la place pour des solutions qui sauront résoudre la complexité de gestion de ce marché technique bien spécifique.

Agé de 37 ans, Frédéric Salles est diplômé de l'école d'ingénierie informatique EPSI de Montpellier (promotion 1998). Il a débuté sa carrière professionnelle en tant qu'ingénieur technico commercial chez IBM. En 2003, il rejoint le groupe SFR comme Responsable commercial de secteur, puis comme Ingénieur d'affaires national Machine2Machine. A ce titre, il a été en charge du développement du marché des solutions Machine2Machine.


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