Rodrigue Nguesso : « il faut soutenir le développement écologique de l'Afrique »

Dans un monde qui prépare l'après-coronavirus, toutes les idées convergent vers une société plus juste et plus respectueuse de l'environnement. Parmi les défis majeurs de ce virage écologique, nos capacités à faire évoluer les méthodes de production énergétiques seront primordiales. Pour ce faire, il faut s'émanciper des énergies fossiles, encore trop utilisées dans nos sociétés. En Afrique, le développement économique et politique force les dirigeants à soutenir les alternatives vertes et écoresponsables. Face à un continent qui devrait voir sa population doubler d'ici à l'an 2050, la production d'énergie est un enjeu majeur. Au Congo, Rodrigue Nguesso, le conseiller spécial du président pour le refinancement de la dette, a bien compris l'importance des énergies renouvelables. Selon lui, elles représentent l'avenir des pays africains et il est impératif que le continent Africain devienne « un vecteur majeur de la transition énergétique mondiale ».

Les pays africains doivent « arrêter de se chauffer au bois récolté dans leur jeunesse », selon Rodrigue Nguesso.

« Il y a encore quelques années, l'Afrique accusait un retard conséquent par rapport aux autres continents. Aujourd'hui, de nombreux pays africains ont plus que rattrapé leur retard et vont, dans les années à venir, se transformer en acteur décisionnels majeur du monde de demain », explique Rodrigue Nguesso.

En effet, ce dernier croit inéluctable un fort développement de l'Afrique dans les années à venir, qui se doit de proposer un modèle en rupture avec ce qui se fait actuellement : « La crise du coronavirus a également montré les limites des modèles économiques et énergétiques mis en place par principaux décideurs mondiaux. Or, c'est ce modèle que l'on a tenté de mettre en place en Afrique. Face à cet échec, les pays africains, doivent reprendre la main sur leur futur et développer leurs propres alternatives », explique l'homme d'affaire congolais.

Pour Rodrigue Nguesso, qui place son action dans la perspective de la promotion de la jeunesse, du renouvellement, et de la recherche de financements hors-pétrole, l'Afrique est à un tournant de son histoire. Les dirigeants de tous les pays du continent ne doivent pas avoir peur de remettre en cause leurs modèles économiques et environnementaux.

Bien au contraire, l'Afrique ne doit pas hésiter à prendre des mesures qui feront de cette dernière une référence en la matière de transition énergétique, écologique et solidaire : « dès aujourd'hui, les pays Africains doivent 'arrêter de se chauffer au bois récolté dans leur jeunesse' et s'orienter vers de nouveaux modèles économiques et énergétiques qui répondent aux enjeux du monde de demain. Ce nouveau monde, dans lequel l'Afrique sera un acteur décisionnel majeur, devra donner l'exemple en proposant un monde plus humain et plus respectueux de l'environnement ». 


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