Ces 250 000 retraités français contraints de travailler pour y arriver !

253 000
En France, 253 000 personnes de plus de 65 ans cumulent un emploi et
une retraite pour vivre.

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est un article de France Info qui braque les projecteurs sur ces concitoyens retraités contraints de cumuler retraite et emploi pour s’en sortir.

Il ne s’agit pas ici de se lancer dans une diatribe politique visant à dénoncer une telle précarisation de nos anciens, bien que je pourrais l’écrire puisque je pense que l’on doit juger une société en partie à sa façon de s’occuper de ses plus faibles, c’est-à-dire en gros de ses malades, de ses enfants et de ses anciens.

En France, comme ailleurs, il y a beaucoup à dire.

Il y a beaucoup à dire, mais il y a aussi une réalité froide des chiffres que personne ne veut véritablement voir, tant cela peut sembler effrayant pour les grands équilibres financiers de notre pays.

La paupérisation des retraités est… en marche !

N’y voyez aucun jeu de mots avec le nom d’un parti qui serait au pouvoir actuellement. Je ne fais jamais d’humour, de la même façon que je ne suis jamais insolent, n’est-ce pas !

Évidemment qu’il y a un rapport !!! Je plaisante ! Nos mamamouchis d’En Marche ! emmènent nos anciens dans une longue marche vers leur paupérisation.

Pour rendre justice à ceux d’En marche !, ce n’est pas eux qui ont commencé. Cela fait belle lurette que l’on bricole régulièrement le système de retraite.

Petit à petit, morceau par morceau, il disparaît.

Le constat est simple.

Plus d’actifs, trop de retraités. Il y a encore assez pour donner un peu à tout le monde, mais pas autant que prévu, alors, disons-le, les retraites baissent, elles baisseront encore plus dans les années à venir.

Déjà, ils sont des centaines de milliers à ne plus y arriver...

« On ne peut plus suivre » : ils sont retraités, mais travaillent encore par nécessité économique
Sur les 16 millions de retraités en France, plus de 460 000 continuent d’exercer une activité professionnelle.

En France, 253 000 personnes de plus de 65 ans cumulent un emploi et une retraite pour vivre.

Comme Jean-Marie, Martine ou Denis, tous interrogés par franceinfo, de nombreux retraités poursuivent une activité professionnelle au-delà de 62 ans, l’âge légal de départ à la retraite.

En 2016, selon une étude de la Drees (PDF), ils étaient 463 000 Français à percevoir une pension tout en travaillant. Et parmi eux, 253 000 ont plus de 65 ans. Alors que le gouvernement réfléchit à repousser à 63 ans l’âge de départ à la retraite permettant de toucher une pension complète, franceinfo a demandé à ces sexagénaires – voire septuagénaires – ce qui les poussait (encore) à travailler. Certains n’ont pas le choix, d’autres y trouvent un moyen de garder le même niveau de vie.

Après 45 ans de vie professionnelle, dont 25 à l’hôpital en tant qu’infirmière, le coup est dur à encaisser pour Martine Laurent, 63 ans. Cette fonctionnaire à la retraite touche aujourd’hui 1 500 euros, mais elle doit faire face à 1 000 euros de charges fixes. « Heureusement que je suis propriétaire », lâche-t-elle avec ironie. « Ça fait 41 ans que j’habite ici, je m’y plais, dit-elle. Mais financièrement, je ne tiendrai pas le coup. » Martine prévoit donc de vendre sa maison, située près de Rouen (Seine-Maritime).

« Je suis bonne pour vivre dans un studio avec le minimum de charge, voilà ce qui m’attend. » Martine Laurent, 63 ans

Se préparer !

Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore compris, quand je termine chaque article par la formule « préparez-vous, il est déjà trop tard », ce n’est pas pour vous annoncer l’apocalypse ou la fin du monde, mais plus modestement que le monde change et que les grands équilibres sociaux sur lesquels les gens fondent leurs décisions d’agents économiques sont en train de rompre.

Il faut donc le voir. Le savoir. Le comprendre. Ensuite, il faut en tirer les conclusions… et s’y préparer pour s’adapter au nouveau fonctionnement.

La retraite, cela doit se préparer par une épargne volontaire importante. Cela se prépare aussi à travers un choix de localisation. Oui, Martine va devoir quitter sa maison qui lui coûte cher pour un logement plus petit… Ce n’est pas forcément une perspective joyeuse. Pourtant, elle a des choix à faire, elle aurait pu le faire plus tôt, s’y préparer bien avant.

Elle aurait peut-être pu acheter une autre maison, investir dans l’immobilier, que sais-je. Le problème c’est que lorsque vous dites cela, on vous répond « moi, tu sais, l’argent, cela ne m’intéresse pas »… Que répondre à cela ?

L’absence de culture financière et de volonté patrimoniale n’aide pas les gens à bien gérer.

Autre élément de réflexion, ce que je consomme aujourd’hui est autant en moins d’effet de levier pour plus tard. Certes, on n’a qu’une vie, mais ce n’est pas une raison pour « manger la grenouille ».

Il faut trouver le juste équilibre.

Épargner et créer du patrimoine, ce n’est pas une option

C’est une obligation si vous souhaitez vous mettre à l’abri des problèmes matériels. Et c’est un objectif que nous devrions tous avoir. Être riche n’est pas très utile. Ne pas être pauvre, c’est indispensable.

Il faut donc se préparer très tôt, et se préparer c’est les trois piliers du PEL. Votre Patrimoine. Votre Emploi. Votre Localisation. Vous devez articuler votre stratégie globale autour de ces trois piliers afin de vous libérer les marges de manœuvre nécessaires pour assurer votre indépendance financière.

Si vous voulez ma définition personnelle de la richesse financière (je ne parle pas de la richesse humaine ou spirituelle qui est un autre sujet, par ailleurs totalement compatible avec la richesse matérielle), la voici.

Être riche, c’est être dans une situation où l’argent n’est pas un problème. Si des amis viennent à la maison, et que je peux les recevoir sans que cela ne me pose de problème d’argent, alors je suis riche. Si changer les deux roues de ma Dacia ne me pose pas de soucis, alors je suis riche, mais c’est aussi parce que je roule en Dacia que les roues sont nettement moins un problème que pour les propriétaires de BMW ou de Mercedes (de bien belles autos au demeurant). Si partir en vacances est possible, même au camping, sans que cela ne me pose de problèmes, alors je suis riche.

Être riche n’implique pas de recevoir avec un gigot de 10 kilos, mais de pouvoir partager son repas en toute simplicité y compris les pâtes « bolo » (ma spécialité) avec la sauce tomate bio (de chez Carrefour encore, qui fait -10c% sur le rayon bio chaque mardi, comme ça, vous savez que le mardi, c’est jour de courses).

Pourtant, au bout de compte, si vous écoutez tous ces retraités qui ne « s’en sortent plus », il ne parle pas d’être millionnaire. Il parle du fait qu’il manque quoi… en gros, 500 euros par mois !!

Si vous ne vous préoccupez jamais du lendemain, alors viendra un jour où ces 500 euros vous manqueront cruellement.

Si le plus rapidement possible, vous vous rendez compte que vous pouvez agir, que vous pouvez avoir des stratégies alors sur 20 ou 30 ans, il est largement possible de vous assurer 500 à 1 000 euros de revenus complémentaires. Sur une vie, c’est encore plus possible.

Ayez une vision de long terme. Les règles du jeu sont en train de changer, on est en pleine partie, et l’on ne vous demandera pas votre avis.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.