3,5 millions d'euros contre les déserts médicaux en Île-de-France

430 000
430 000 Franciliens vivent dans un désert médical

L’Île-de-France est la région qui compte le plus grand désert médical de l’Hexagone. Pour lutter contre ce fléau, la présidente de région vient d’annoncer un grand plan de financement pour attirer de nouveaux professionnels de santé.

L’insécurité et les embouteillages font fuir les médecins

Un plan de 3,5 millions d’euros par an pour lutter contre la pénurie de médecins et de professionnels de santé en région parisienne. Le projet est ambitieux, et a déjà fait l’objet d’une interpellation de la Cour des comptes dans son dernier rapport sur la Sécurité sociale. Mais dans une interview accordée au Figaro, la présidente LR du conseil régional d’Île-de-France persiste et met en avant les tenants de ce projet visant à redynamiser sa région.

Une région qui, malgré sa forte population, détient le délicat record du plus grand désert médical de France. « La démographie médicale est extrêmement préoccupante. 430 000 Franciliens sont touchés », note ainsi la présidente qui analyse cette pénurie par trois facteurs que sont l’insécurité, un certain manque d’attractivité et le fléau des embouteillages.

L’Île-de-France mise sur la télémédecine

Le déblocage de ces fonds devrait permettre de rétablir un maillage médical correct sur toute la région par le soutien à toutes les professions médicales. « Nous voulons soutenir toutes les formes d'activités médicales : salariées, libérales, praticiens des secteurs 1 et 2, paramédicales (sages-femmes et kinésithérapeutes) », explique Valérie Pécresse.

Autre investissement innovant envisagé par la région : la télémédecine. Les consultations virtuelles pourront être de plus en plus fréquentes dans des secteurs peu médicalisés de la région. Sur ce sujet, la présidente LR lance un nouveau défi à la Sécurité sociale qui, aujourd’hui, ne prend pas en charge ces types de consultations. « Je suis intimement persuadée que la Sécurité sociale devra adapter très rapidement sa tarification à ces nouvelles formes de consultations », confie Valérie Pécresse au quotidien. « Il faut amener la santé jusqu’au malade ».


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