5G en France : éviter le scénario italien de surrenchères

6,5 MILLIARDS €
En Italie, les enchères se sont élevées à 6,5 milliards d'euros.

Le lancement des enchères pour les fréquences 5G en France se déroulera à partir de l'automne 2019 pour un déploiement prévu en 2020. Reste a savoir quel sera le prix de départ et si le gouvernement ne sera pas trop gourmand, comme cela a été le cas en Italie.

5G : des enchères françaises où l'etat doit être raisonnable

Les enchères de la 5G en France se dérouleront à l'automne pour des attributions début 2020. Reste à savoir si l'Etat va réussir à ne pas trop en demander concernant cette mise en vente. La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runnacher a réaffirmé dans un forum organisé par le journal Les Echos la volonté du gouvernement de ne pas chercher à pousser les enchères à leur maximum pour préserver la capacité des opérateurs à investir.

Citée par Les Echos, elle explique : « On ne fera pas le choix de maximiser le profit immédiat, cela retarderait la capacité des opérateurs à déployer ». Elle estime, en effet, qu'en l'Italie, où ce scénario a eu lieu, on n'avait « pas adopté la meilleure des stratégies. »

Eviter le scénario italien 

Pour rappel, lors des enchères pour la 4G, l’Etat avait récupéré 3,5 milliards d’euros en 2011 et 2,8 milliards en 2015. Si l’exécutif reste « soucieux de ses intérêts budgétaires », selon la secrétaire d’Etat, l’objectif est donc d’éviter le scénario-catastrophe italien. Les enchères s’y sont élevées à 6,5 milliards d’euros en raison des modalités, selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).

En France, un contingent de 300 mégahertz sera disponible dans un premier temps. Quel sera le prix de départ ? Ce dernier variera en fonction des garanties prises par les opérateurs concernant la « vitesse de déploiement, l’objectif de couverture, la nature des engagements », a indiqué Agnès Pannier-Runacher. Au final, le gouvernement entend faire son choix selon la sécurité des réseaux et leurs performances.Sébastien Soriano, le président de l’Arcep a évoqué la somme de 3 milliards d’euros sur BFM Business, alors qu’il était interrogé sur le montant des enchères italiennes qu'il trouvait « élevé ».


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