63% des Français ont renoncé à des soins de santé

44 %
44% des Français ayant renoncé à des soins avancent des délais
d'attente trop longs.

La santé est de plus en plus inaccessible pour beaucoup de Français. Deux tiers d'entre eux ont dû renoncer à se soigner en raison d'un délai ou d'un coût trop important, selon un sondage BVA pour France Assos Santé.

Il est difficile d'obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable, relève ce sondage BVA publié par Le Journal du Dimanche. 63% des Français ont ainsi dû renoncer à des soins de santé : 44% d'entre eux déplorent un délai d'attente trop important afin d'obtenir une consultation. En moyenne, pour décrocher un rendez-vous médical d'urgence chez un ophtalmologiste, les sondés ont dû attendre 3 mois et 2 jours. Le délai est de 2 mois et 3 jours pour un dermatologue, d'1 mois et 23 jours pour un gynécologue, d'1 mois et 14 jours pour un spécialiste ORL. À cette attente, s'ajoutent d'autres difficultés : 25% des sondés pointent la trop grande distance entre le domicile et un médecin.

Reste à charge trop important

L'enjeu financier est également très important. 41% des Français estiment que le reste à charge est trop important, et pour 30% d'entre eux il est impossible d'avancer les frais. La proportion de Français qui renoncent à une consultation médicale augmente avec la fragilité des populations : 77% des personnes en situation de handicap ont renoncé à des soins, 74% chez les 25-34 ans, 72% pour ceux dont le revenu mensuel net est inférieur à 1 500 euros. Le lien entre « vulnérabilité économique et accès aux soins » est confirmé, selon les auteurs de l'enquête.

Des mesures attendues dans les prochains jours

58% des personnes interrogées estiment que le reste à charge a augmenté ces dernières années. Une situation d'autant plus difficile que 67% ont été confrontés de temps en temps à des dépassements d'honoraires. Le gouvernement va annoncer dans les prochains jours ses mesures de soutien au secteur public de l'hôpital et des urgences. Bruno Le Maire a d'ailleurs annoncé qu'il n'était pas opposé à une reprise de la dette des hôpitaux.


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