7.000 postes supprimés à la SNCF entre 2017 et 2019

152.700
Les effectifs à la SNCF étaient de 152.700 agents fin 2019.

La SNCF a supprimé 7.000 postes entre 2017 et 2019, selon le bilan social publié par l'entreprise. Une « hémorragie » selon les syndicats, une « transformation en profondeur », selon la direction.

En 2017, les effectifs de la SNCF s'établissaient à 159.700 agents. Fin 2019, ils étaient de 152.700 environ. Soit 7.000 postes en moins, d'après le « bilan social 2019 » de l'entreprise. Durant ces trois années, le groupe a embauché 14.800 personnes en CDI, contre 21.500 départs en CDI (départs à la retraite, démissions, ruptures conventionnelles, départs volontaires, voire licenciements). 2018 a été une année charnière pour la SNCF, avec le vote de la réforme ferroviaire malgré un mouvement social de grande ampleur. Depuis le 1er janvier 2020, l'entreprise n'embauche plus au statut cheminot. L'an dernier, elle a recruté 4.100 personnes en CDI (2.532 au statut), ce qui représente un recul de 6,5% par rapport à 2018.

Fin de l'embauche au statut

2019 a marqué une diminution du nombre de départs : 6.600 personnes ont quitté l'entreprise, soit 2,5% de moins par rapport à 2018. Les départs à la retraite ont reculé de près de 15% (3.400 personnes) ; en revanche, les démissions et les ruptures conventionnelles ont bondi de respectivement 26% et 66% (1.300 et 470 personnes). Les départs volontaires se sont établis à 582 personnes, c'est 14% de moins sur un an. En 2017, ils étaient 298 à partir de l'entreprise. Pour les syndicats, c'est le signe d'un manque d'attractivité. SUD-Rail, troisième organisation syndicale au sein du groupe, pointe qu'une partie « toujours plus importante des nouvelles recrues démissionnera dans la première année ».

Revalorisation des salaires

L'Unsa ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF, exige une revalorisation conséquente des salaires et déplore un manque de reconnaissance des cheminots et l'absence de plans de carrière. Du côté de la direction, on explique que la réforme ferroviaire a « renforcé les exigences de performance » en plaçant le groupe « en situation de concurrence accrue ». De fait, il lui faut se montrer « encore plus attractif et engagé » envers les collaborateurs.


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