Air France : la France vote en faveur du bonus de 800.000 euros pour son patron

900000 EUROS
Le patron d'Air France a un salaire fixe de 900.000 euros.

Alors que le secteur aéronautique est fortement touché par la crise économique à la suite du confinement, qui a cloué au sol tous les avions qui tardent à s’envoler à nouveau, Libération et le site CheckNews dévoilent que le patron de la compagnie aérienne va toucher un gros bonus au titre de l’année 2019. Un bonus validé par l’Etat français le 26 mai 2020.

1,6 million d’euros pour le patron d’Air France-KLM

Benjamin Smith, à la tête de la compagnie Air France-KLM, est au centre d’un micro-scandale en ce début de mois de juin 2020 à cause de son salaire. Lors de l’assemblée générale du groupe, qui s’est tenue le 26 mai 2020, Air France-KLM a validé à la fois son salaire fixe et sa part variable. Selon CheckNews, au titre de l’année 2019, Benjamin Smith va donc toucher 900.000 euros de salaire fixe et 768.456 euros de part variable.  Plus de 1,6 million d’euros… alors que la compâgnie aérienne a demandé des aides d’urgence.

En effet, Air France-KLM a, pour surmonter la crise, appelé les deux gouvernements à l’aide : la France va lui octroyer un prêt de 7 milliards d’euros tandis que les Pays-Bas une aide dont le montant est compris entre 2 et 4 milliards d’euros, toujours selon CheckNews. Près de 10 milliards d’euros d’aides, en somme.

La France vote pour le bonus, les Pays-Bas contre

Le scandale est, toutefois, purement français puisque lors du vote de l’Assemblée générale visant à valider le salaire du patron d’Air France, les Pays-Bas ont voté contre. CheckNews, qui cite Libération, rappelle les propos du ministre des Finances néerlandais qui précise que le vote contre ce bonus est justifié par les aides, donc l’argent des contribuables, demandé par l’entreprise.

Inversement, pour la France, le bonus était « acquis » et donc l’Hexagone, actionnaire d’Air France-KLM, a voté en faveur de cette rémunération exceptionnelle. « C’est donc un droit acquis pour une performance passée, qui n’a pas vocation à être remis en cause aujourd’hui », a expliqué le cabinet du ministère de l’Economie.


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