Covid-19 : la HAS dévoile sa stratégie vaccinale

54 %
Seuls 54% des Français sont d'accord avec l'idée de se faire vacciner
contre le Covid-19.

Le Premier ministre avait annoncé jeudi 26 novembre que la stratégie vaccinale française serait annoncée dans le courant de la semaine. Un planning qui coïncide avec la présentation des recommandations de la Haute Autorité de Santé lundi 30 novembre 2020.

Une stratégie vaccinale présentée dans le courant de la semaine

Jean Castex l'a annoncé jeudi 26 novembre lors de sa conférence de presse, « Le gouvernement vous précisera la semaine prochaine sa nouvelle stratégie 'tester, alerter, protéger, soigner'. (…) Il vous présentera également la stratégie et l'organisation que nous mettons en place pour le vaccin »,  avait alors déclarer le Premier ministre.

Cette présentation de la stratégie vaccinale débute lundi 30 novembre 2020, avec les recommandations de la Haute Autorité de Santé « pour définir les populations à vacciner en priorité selon l'arrivée effective des doses de vaccins ». Ainsi, la HAS a annoncé être favorable à la mise en place d'un système de vaccination sur la base du volontariat.

Une campagne de vaccination en cinq phases

La Haute Autorité de la Santé a donc présenté lundi 30 novembre ses recommandations pour une campagne de vaccination en « cinq phases progressives ». La Haute Autorité, bien que favorable à la vaccination volontaire, estime qu'une priorisation doit être mise en place pour permettre de diminuer les risques d'hospitalisation mais également de décès.

La HAS a établi deux critères principaux pour définir cette priorisation, l'exposition accrue au virus et l'existence d'un facteur risque individuel de développer une forme grave de la maladie. Des critères qui mettent donc les résidents des Ehpad et le personnel hospitalier en première position pour avoir accès au vaccin.

Ainsi, la stratégie de l'HAS se décompose en cinq phases progressives :

Phase une : « en priorité des priorités », la vaccination des résidents d'Ehpad et des professionnels de la santé en contact avec les personnes âgées et les personnes très fragiles. Phase deux : « dès lors qu'un nombre plus important de doses sera disponible - la HAS recommande de vacciner les personnes ayant plus de 75 ans, puis les personnes de 65 à 74 ans ayant une comorbidité, puis les autres personnes de 65-74 ans ». La deuxième phase prévoit également la vaccination du personnel de santé âgé de plus de 50 ans. Phase trois : la vaccination des plus de 50 ans et des moins de 50 ans à risque. De plus, « outre la vaccination de l'ensemble des professionnels du secteur de la santé et du médico-social, la vaccination des professionnels issus des secteurs indispensables au fonctionnement du pays pourra être entreprise et déterminée par le gouvernement, secteurs de la sécurité ou de l'éducation par exemple ». Phase quatre et cinq : les deux dernières phases auront lieu plus tardivement selon l'HAS, cependant, elles prévoient la vaccination des travailleurs exposés au public et des personnes en état de précarité. La cinquième et dernière phase prévoient la vaccination des plus de dix-huit ans, sous réserve de doses en quantité suffisante.

La stratégie a fait l'objet de beaucoup de propositions

La stratégie vaccinale fait face à de nombreuses propositions comme par exemple celle du Parti de gauche, qui demandait dans un communiqué, paru lundi 16 novembre, la gratuité du vaccin mais également que « les personnes non vaccinées ne disposent plus des remboursements de soins inhérents à leur choix et prennent en charge les frais de santé des personnes qu'elles contamineront ».

Le député européen EEVL Yannick Jadot avait déclaré souhaité que le vaccin contre le Covid-19 soit rendu obligatoire. « Regardez le traumatisme que vivent nos sociétés. On ne peut pas se permettre aujourd'hui d'allonger la période de confinement, d'affaissement culturel, social, économique de notre pays », avait déclaré Yannick Jadot pour justifier sa proposition.

La France doit recevoir 15% des doses de vaccin commandées par l'Union européenne, cependant seuls 54% de sa population sont d'accord pour être vaccinés.


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