SNCF : La CGT-Cheminots se prépare à un mois de grève

250 MILLIONS €
En 2016, la SNCF avait évalué le coût des 23 jours de grève contre la
Loi Travail à 250 millions d'euros.

Après l'annonce du gouvernement de vouloir passer les réformes de la SNCF par ordonnances, la CGT-Cheminots a menacé l'Etat de bloquer les lignes pendant un mois.

"Un mois de grève"

Le rapport Spinetta qui prévoit notamment la fin du statut des cheminots fait vivement réagir les syndicats ferroviaires. Vent debout contre la réforme, ils pourraient bien ne pas avoir leur mot à dire si le gouvernement choisit de faire passer les mesures par ordonnances, comme il l'a annoncé lundi 26 février 2018.

En guise de réponse, le syndicat CGT-Cheminots s'est dit prêt à mener un mouvement de grande ampleur. Laurent Brun, secrétaire général de CGT-Cheminots a ainsi indiqué au Parisien que le gouvernement devrait se préparer à "l'un des plus importants mouvements sociaux de l'histoire de la SNCF". La grève générale initialement prévue le 22 mars pourrait s'étendre sur un mois, pendant lequel toutes les lignes de train devraient être bloquées. D'autres syndicats comme la CFDT-Cheminots ou l'Unsa-ferroviaire souhaiteraient même avancer la date de la mobilisation au 14 mars. "On n'attendra pas le 22", précise Didier Aubert (CFDT-Cheminots).

"Un passage en force"

L'opposition politique dénonce "un passage en force", les syndicats un énième "chantage à l'ordonnance". Ils critiquent tous deux le recours aux ordonnances comme un moyen pour le gouvernement d'éviter le débat frontal avec la SNCF et faire appliquer ses réformes sans revoir sa copie.

Seul point du rapport Spinetta qui a été nuancé, l'abandon des petites lignes semble encore bien réel pour les syndicats. L'Etat avait jugé qu'il ne fallait pas arrêter d'entretenir ces lignes qui accueillent peu d'usagers, selon le rapport. Cependant, au lieu de s'occuper lui-même de leur pérennité, il délègue ce travail aux régions dont les capacités de financement sont plus limitées. Certains syndicats voient même dans ce renoncement une stratégie pour déplacer le débat uniquement sur le statut des cheminots et rendre impopulaire le mouvement de la SNCF.


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