Technikart, le magazine hype par excellence ?

40 000 Plus de 40 000
C'est le nombre d'exemplaires de Technikart tirés dans les années
2000.

Début 2016, Technikart, magazine inimitable tout autant qu’inclassable, a été racheté par Laurent Courbin, un entrepreneur passionné d’art et de culture venant du monde de la finance.


Décodeur de tendances et média indépendant, la ligne éditoriale du magazine Technikart est bien souvent aux antipodes de ce qui se fait généralement dans le monde relativement conformiste de la presse artistique et culturelle. Technikart c’est l’histoire d’un pari un peu fou, celui de faire émerger dans le monde artistique de nouvelles tendances, en allant les puiser là où elles ont le plus de chance d’émerger : dans les sphères culturelles marginales et inconnues du grand public, se développant à l’ombre de l’industrie artistique.
La force et l’esprit de Technikart résident dans cette capacité à extraire du néant et du chaos, des artistes ou des phénomènes artistiques, qui demain seront hype et tendance.
Depuis 1991, et malgré quelques péripéties et quelques passages à vide, le magazine jouit d’une attractivité certaine. Autour de Technikart s’est progressivement formée toute une communauté de lecteurs, avides de connaître les phénomènes qui feront tendance dans les jours, semaines et mois à venir.

Un magazine atypique et original racheté il y a quelques mois

L’histoire de Technikart remonte au début des années 1990. En 1991, quelques amis, passionnés d’art et de musique, décident de lancer un support papier, qui aurait vocation à constituer un vecteur pour extérioriser leur passion pour l’art.
À l’époque le pari semble quelque peu risqué et hasardeux. Emerger et se faire reconnaître comme un acteur crédible et influent dans le monde médiatique n’est pas une mince affaire. Pourtant, le succès est vite au rendez-vous. Le magazine s’impose dès lors comme une référence incontournable du genre. Les origines de cette dynamique sont protéiformes, mais à y regarder de plus près, les textes corrosifs, les sujets de société abordés de manière atypique et décalée ainsi que l’approche prospective et visionnaire des articles de Technikart, expliquent la réussite du mensuel.
Cette ligne éditoriale spécifique explique que Technikart se soit très vite positionné sur des sujets d’avant-garde. La reconnaissance du mouvement homosexuel, la valorisation d’artistes trentenaires, ou encore le soutien indéfectible apporté à la musique électronique constituent autant d’exemples permettant d’appréhender les caractéristiques constitutives de l’âme de Technikart.

Une ligne éditoriale audacieuse…et des problèmes structurels

Tiré à plus de 40 000 exemplaires, le magazine au milieu des années 2000 voit poindre les premières difficultés. Défauts de paiements, difficultés de tirages ou encore problèmes avec les abonnés, la revue commence à connaître les aléas de la presse indépendante. On le sait les années 2000 ont constitué une profonde période de remise en question pour le monde des médias, et Technikart, en qualité de magazine indépendant, n’a pas échappé à cette crise structurelle.
L’assise financière du magazine s’est progressivement délitée, et l’arrivée d’un nouvel actionnaire à même de consolider les bases financières de la revue et d’assurer une stabilité financière à long terme est très vite apparue comme la seule solution pour éviter au magazine les risques engendrés par l’incertitude.
Laurent Courbin, le nouveau propriétaire, rejoint ce monde qu'il ne connaît pas encore tout à fait en janvier 2016. Ce financier plutôt passionné par les chiffres et le monde de l’informatique se rêvait journaliste culturel, qu'à cela ne tienne, désormais il en dirigera. Avec la tendance toujours à l’ordre du jour, le magazine continue sur sa lancée, plus fort que jamais, avec une nouvelle assise financière qui lui insuffle l’oxygène dont il manquait.
Technikart aura su en 25 ans s’imposer auprès des trentenaires comme une véritable référence du milieu. À ses débuts, le magazine organisait des fêtes pour se faire connaître. Une méthode comme une autre pour faire du buzz quand on n’a pas les moyens.
Au fil du temps, il a gagné en maturité et s’est imposé comme un véritable trendsetter à l’origine de nombreuses modes et tendances, mais pas seulement. En tant que leader d’opinion, notamment en matière sociétale, le magazine a grandement contribué à faire émerger des problématiques de société qui jusque-là n’avaient pas droit de cité dans les médias traditionnels.


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