8 jeunes parents sur 10 achètent en occas pour bébé

9 %
Le chiffre d'affaire de l'industrie de la puériculutre a baissé de 9 %
en 2016.

Avoir un enfant c’est un véritable budget : de la naissance jusqu’à son adolescence, ne serait-ce qu’en termes d’habillement et de matériel pour la chambre, tout change très vite. Trop vite, même. Du coup, les parents ont trouvé des bons plans pour faire des économies d’échelle. Le marché de la puériculture en souffre.

1 560 euros : le budget pour le premier enfant

Poussettes, landaus, table à langer, habits… avoir un enfant, le premier surtout, est une découverte pour les parents qui ne manque pas de faire exploser le budget du ménage. Selon l’institut des mamans, comme le rappelle le journal Les Echos le 6 septembre 2017, le budget moyen est de 1 560 euros. Plus d’un SMIC, en somme. Forcément, si on peut faire des économies on ne va pas s’en priver.

La jeune génération l’a bien compris : une poussette neuve vaut tout autant qu’une poussette de deuxième main. Et c’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de matériel pour bébés qui n’est utilisé que quelques années par ses propriétaires. Du coup ce n’est pas une surprise que le marché de l’occasion explose : il suffit d’aller faire un tour dans n’importe quel marché aux puces pour voir des habits pour bébés et enfants s’étaler sur la majorité des stands.

Internet aide également avec les sites de revente tels que Le Bon Coin. Résultat des courses : selon Frédéric Boublil, spécialiste de la distribution interrogé par Les Echos, 80 % des parents ont acheté en occasion en 2016. Presque le double qu’en 2014.

L’industrie de la puériculture souffre et fait grise mine

L’explosion de l’occasion et d’Internet, notamment les marketplace où les prix sont moins chers et les références plus nombreuses, ne fait guère plaisir au secteur de la puériculture dont le Salon professionnel s’est tenu à Paris début septembre 2017.

Mais outre l’occasion, c’est la baisse des naissances en France (-36 000 en 2016 par rapport à 2015) qui ne semble pas aider la situation. Ajoutez à ça le versement de l’aide d’État de 923 (sous conditions de ressources) qui a été décalée à trois mois après la naissance en 2015 alors qu’elle était versée au septième mois de grossesse auparavant, et voilà que les parents ont changé leurs habitudes.

Pour le secteur, ce décalage a été un coup dur : alors qu’initialement l’argent était utilisé pour préparer l’arrivée du bébé et acheter le matériel, il est désormais utilisé pour tout autre chose : bébé étant déjà là tout a dû être acheté sans cette aide. Ainsi, selon la Fédération de la puériculture, seulement 48 % du montant servirait effectivement à acheter des fournitures pour le nouveau né.


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