Agroalimentaire : un demi-million d'emplois en danger

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La France est au 4ème rang des puissances exportatrices alimentaires

Avec des effectifs s’élevant à 492 608 salariés, le secteur agroalimentaire est le premier secteur industriel en France en termes de chiffre d’affaires et d’emplois. Ce phénomène est un point central de notre économie même si parfois méconnu.

L’idée répandue était que ce secteur avait la capacité de générer des résultats très significativement positifs. La tendance de l’évolution de ces dernières années a été marquée par une érosion progressive de nos avantages compétitifs en ce domaine, notamment dans la production des matières premières agricoles, et a transformé les excédents en déficit.

Agroalimentaire : la France perd pied

Il ne reste que deux domaines de production pour porter le secteur : celui des spiritueux, des vins de qualité et celui de l’industrie fromagère par la production de fromages de qualité. Dans tous les autres domaines la France a perdu pied, que cela soit dans le viande bœuf, de volaille, dans tout ce qui était matière première agricole et alimentaire la France à chuter de partout.

Un bilan déficitaire pour un pays agricole

Les autres domaines, qu’il s’agisse de la production de viande de bœuf, de volaille, de tout ce qui était la matière première agricole et alimentaire, accusent une chute marquée de leur production. La France a perdu pied. La situation est masquée par les bons résultats du domaine des vins qui permet encore une balance globale alimentaire positive. La France, pays agricole, présenterait sans ce domaine particulier un bilan déficitaire.

L'effondrement du secteur agroalimentaire

L’absence de choix de la dernière décennie sera lourde de conséquences. Il aurait fallu choisir entre développer une agriculture de qualité prolongée par un secteur agroalimentaire fondé sur la diversité, proposant du bio, du haut de gamme ou entre la préservation des commodités en produisant des matières premières agricoles, choix qui demandait une réglementation du coût du travail, et favoriser les grandes unités de production. De l’hésitation durable entre les deux stratégies résulte le pire.

On assiste à l’effondrement de ce secteur d’activité qui aurait pu être un moteur essentiel pour notre économie.


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Jean-Luc Ginder

Jean-Luc Ginder est économiste et essayiste spécialiste de la macro économie ainsi que de l'économie de l'Energie. Il est l'auteur du livre « Phobiamanagement » mettant en avant les effets de la peur en économie et du livre « Réflexions Economiques » (Éditions Corps et Ame, février 2018).