Air France-KLM : le SNPL s'oppose à la nomination du numéro 2 d'Air Canada

159 MILLIONS
Air France-KLM a perdu 159 millions d'euros durant le premier
semestre.

La nomination du futur patron d'Air France-KLM ne part pas sous les meilleurs auspices. Le comité en charge de trouver la perle rare doit s'arranger avec les désidératas de l'État… et du syndicat des pilotes SNPL.

Les pouvoirs publics, qui détiennent 14% du capital de la compagnie aérienne, ont ainsi posé leur véto à la candidature de Philippe Capron, le directeur financier de Veolia. C'est désormais le SNPL, principal syndicat de pilotes d'Air France-KLM, de rejeter l'idée de nominer Benjamin Smith, le numéro 2 d'Air Canada, pressenti pour prendre le poste de directeur général de l'entreprise. Le poste est occupé de manière transitoire par Anne-Marie Couderc depuis la démission de Jean-Marc Janaillac et son référendum perdu au mois de mai.

Le comité de nomination dans la ligne de mire

Le SNPL dénonce « l'entre-soi » qui aurait lieu au sein d'un comité de nomination qui serait surtout préoccupé par la préservation de ses propres intérêts. L'organisation syndicale estime qu'il y a des candidatures plus à même de mener les « changements nécessaires » au sein du groupe. Le syndicat en appelle même à Emmanuel Macron pour imposer un processus de nomination « plus objectif ». Il n'est pas certain que le président de la République veuille réellement s'impliquer dans ce panier de crabes.

Mouvement social

Le SNPL est la tête de proue de l'intersyndicale qui, depuis le printemps, mène un mouvement social qui dégrade fortement les comptes d'Air France-KLM. Des arrêts de travail qui pourraient se poursuivre à la rentrée… Benjamin Smith ne serait pourtant pas le pire des choix pour la compagnie aérienne : c'est lui qui a créé la filiale à bas coûts Air Canada Rouge, et il a mené les dernières négociations avec les syndicats au sein de l'entreprise.


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