Air France-KLM : l'État français pourrait de nouveau injecter jusqu'à 5 milliards d'euros

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La part de l'État français au sein d'Air France-KLM devrait passer à
30%.

À la faveur de la crise sanitaire, l'État français va doubler sa participation au sein du capital d'Air France-KLM. Le gouvernement s'apprête à injecter une nouvelle aide massive pour l'entreprise.

Air France-KLM, comme toutes les compagnies aériennes, subit de plein fouet les conséquences de la pandémie. Entre les fermetures de frontières et les mesures de restriction des déplacements, le retour à la normale n'est pas attendu avant plusieurs années, et l'activité demeure fortement paralysée. Dans ces conditions, les gouvernements ne peuvent faire autrement que de soutenir à bout de bras leurs compagnies aériennes nationales et c'est le cas de l'État français pour Air France-KLM. Au printemps, l'entreprise recevait 7 milliards d'euros, dont 4 milliards de prêts garantis. Mais cela ne suffira pas. 

Participation doublée

Selon TF1 et RTL, le gouvernement s'apprête en effet à injecter entre 4 à 5 milliards d'euros d'ici le printemps prochain. Une recapitalisation en quelque sorte, qui permettra à l'État français de passer de 14% du capital du groupe, à 30% environ. De quoi aussi creuser l'écart avec la participation de l'État néerlandais qui a arraché 12,68% du capital d'Air France-KLM, au grand dam d'ailleurs de Paris. Mais la situation est telle qu'une nouvelle injection de deniers publics est nécessaire : au troisième trimestre, le groupe a affiché des pertes de 1,6 milliard d'euros.

Soutien public massif

« Nous continuerons à soutenir notre compagnie aérienne nationale si besoin est », a expliqué Bruno Le Maire le mois dernier, pour qui « c'est une question de souveraineté nationale d'avoir notre propre compagnie aérienne nationale, et puis derrière il y a des dizaines de milliers d'emplois concernés ». Pas question en revanche de parler de nationalisation. La dernière fois qu'Air France avait obtenu une recapitalisation remonte à 1994 : l'État français avait alors injecté 20 milliards de francs.


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