Airbus enregistre une commande d'A320neo en pleine crise

442 MILLIONS $
La commande de Sky Express représente 442 millions de dollars pour
Airbus.

Dans un contexte extrêmement morose pour l'ensemble de l'industrie du transport aérien, c'est une surprise aussi inattendue que bienvenue : Airbus a vendu quatre avions.

Avec Airbus, les observateurs sont habitués aux chiffres de vente qui en imposent et des commandes qui comportent des dizaines, voire des centaines d'avions. Mais le contexte a radicalement changé depuis le début de la pandémie, qui a complètement paralysé le transport aérien et plongé de nombreuses compagnies dans le rouge. Et les constructeurs, Boeing et Airbus en tête, ne sont pas épargnés. Il arrive néanmoins qu'une bonne nouvelle donne une petite bouffée d'air frais à un secteur qui en a bien besoin. Airbus a ainsi enregistré une commande de quatre avions A320neo ! Au prix catalogue, cela revient à un contrat de 442 millions de dollars, mais il est probable que l'avionneur ait consenti une ristourne au vu de la situation actuelle.

Cadeau tombé du ciel

C'est Sky Express, une compagnie aérienne grecque, qui a acheté ces avions. Ce nouveau client a aussi loué deux A320 auprès d'Aviation Capital Group. Le transporteur a choisi une motorisation Leap-1A, des moteurs fabriqués par CFM International, une coentreprise de Safran et de General Electric. « Il s’agit d’une mesure audacieuse pour le développement de cette compagnie aérienne et nous sommes fiers d’y contribuer avec l’A320neo », se réjouit Christian Scherer, le directeur commercial d'Airbus. La famille A320 est la plus vendue au catalogue du constructeur, elle comptait en effet 7.450 commandes fin septembre, avec un total de 110 clients.

Baisse des effectifs et de la production

Cette commande ne viendra pas réduire le plan de restructuration mis en place par Airbus, qui veut réduire ses effectifs de 15.000 postes. Le constructeur a également revu à la baisse son niveau de production de 40%, en attendant des jours meilleurs qui pourraient mettre du temps à revenir. Retrouver le niveau d'activité d'avant la crise pourrait en effet demander plusieurs années, tandis que le nombre de compagnies aériennes et donc de clientes pourrait lui aussi se réduire.


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