Alimentation : les promotions seront bientôt limitées

34 %
Les promotions dans les grandes surfaces ne pourront plus être
supérieures à 34% du prix normal.

Fini les promotions à - 40% ou les "1 acheté, 1 offert" sur les produits alimentaires. Bientôt, les réductions pratiquées dans les grandes surfaces seront encadrées. Au bénéfice du producteur, au détriment du consomateur ?  

 

Limiter les promotions, pour aider les producteurs

C’est une des décisions prises lors des Etats Généraux de l’Alimentation : les promotions seront désormais encadrées. Plus exactement, limitées. Elles ne pourront plus être supérieures à 34% du prix normal, et à 25% du volume annuel vendu. Or un projet de loi en ce sens doit être présenté mercredi 31 janvier en Conseil des ministres. 

« Nous voulons encadrer en valeur et en volume les promotions de produits alimentaires. Alors, évidemment, il ne s’agit pas d’interdire les promotions, avait précisé le Premier ministre Edouard Philippe à l’issue de ce grand raout. Mais elles ne peuvent pas se faire au détriment du producteur. Ni conduire un exploitant ou chef de TPE au bord de la faillite. D’où cet encadrement, qui permet à la fois de maintenir l’existence de promotions, de belles promotions, mais dans de justes proportions ». 

Du pouvoir d'achat en moins pour les consommateurs

Cette mesure sera mise en oeuvre cette année. Ses conséquences seront évaluées durant deux ans, sur les agriculteurs, les entreprises de l’agroalimentaire, en particulier les PME et sur le développement de nouveaux produits. Pour les consommateurs malheureusement, cela induira sans nul doute une perte de pouvoir d’achat

Reste à savoir si, comme le souligne Olivier Fourcadet, professeur à l'ESSE, dans une interview publiée ce 29 janvier dans Le Figaro, « la valeur ainsi créée par la réduction des promotions soit bel et bien répercutée sur la rémunération des producteurs ».


A découvrir

Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.