Allocations chômage : allez-vous voir vos indemnités baisser le 1er avril ?

256,96 EUROS
Le montant maximum de l'allocation chômage est de 256,96 euros brut
par jour.

La réforme des allocations-chômage, visant à faire faire quelques économies d’échelle au gouvernement, va entrer dans sa nouvelle phase le 1er avril 2020, un peu comme un mauvais Poisson d’Avril qui ne serait pas drôle… sauf que ce sera bien la réalité. Résultat : le mode de calcul des indemnités journalières va changer et certains chômeurs pourraient voir ces indemnités baisser.

Nouveau calcul du Salaire journalier de référence (SJR)

La réforme prévoit, au 1er avril 2020, un changement dans le mode de calcul du Salaire journalier de référence (SJR). Celui-ci sert ensuite de base au calcul des indemnités journalières à la fois en termes de montant qu’en termes de durée. De fait, tout changement dans la formule de calcul va avoir un impact sur le montant des indemnités.

Le Figaro rappelle ainsi le 26 février 2020 que la nouvelle formule va désormais prendre en compte tous les jours ouvrés et non seulement les jours travaillés, et ce sur 24 mois et non 12 mois.

L’ancien calcul du SJR (valable jusqu’au 31 mars 2020) était le suivant : (revenu perçu sur les 12 derniers mois)/(nombre de jours travaillés). Cela donnait à la fois le montant du SJR mais également la durée de l’indemnisation, un jour travaillé ouvrant droit à un jour d’indemnisation.

Le nouveau calcul est le suivant : (revenu perçu sur les 24 derniers mois)/(nombre de jours ouvrés). Chaque jour ouvré donne alors droit à un jour d’indemnisation mais, forcément, le montant du SJR va baisser en cas de période d'inactivité.

1,3 million de personnes verront leur allocation baisser

Si les droits à l’indemnisation augmentent en termes de durée, les jours durant lesquels une personne n’a pas travaillé faute de contrat sont pris en compte, le montant de l’allocation risque de baisser. En particulier pour celles et ceux qui ont enchaîné les contrats courts et qui ont eu des périodes de vide ; les personnes n’ayant pas arrêté le travail sur les 24 derniers mois ne devraient voir aucun changement.

Selon l’Unedic, explique Le Figaro, 1,32 million de personnes en France soit près de la moitié des allocataires en France, devraient voir leur situation changer et, potentiellement, leurs indemnités chômage baisser. Leur durée d’indemnisation devrait néanmoins augmenter… une petite compensation pour une perte nette de pouvoir d’achat.


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