Amazon va construire un deuxième siège pour 5 milliards de dollars

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Ce nouveau siège abritera 50 000 employés très qualifiés.

Amazon ne cesse d'étendre ses activités, mais pour continuer à croître, l'entreprise a besoin de nouveaux locaux pour abriter ses employés. Le géant américain du commerce en ligne ne fait pas les choses à moitié et a décidé de construire un deuxième siège en Amérique du Nord.

Ce ne sera pas une annexe, mais bien un second siège qui viendra compléter le QG « historique » de Seattle, devenu trop petit pour héberger les ambitions d'Amazon. L'entreprise est prête à mettre 5 milliards de dollars pour ces nouveaux bâtiments qui ambitionnent d'accueillir jusqu'à 50 000 employés. Avant de se décider, Amazon met en concurrence les métropoles d'Amérique du Nord intéressées : plusieurs se sont déjà signalées, que ce soit aux États-Unis ou au Canada. L'enjeu économique est de taille : en plus du chèque d'Amazon, il s'agit de création de dizaine de milliers d'emplois très qualifiés. Les cadres d'Amazon auront la possibilité de choisir de travailler dans un des deux sièges.

Amazon fait monter les enchères

Jeff Bezos, le fondateur et PDG d'Amazon, fait d'ailleurs monter les enchères. Amazon HQ2, le nom de ce nouveau siège, va rapporter des milliards de dollars en investissements directs et indirects, fait-il miroiter, ainsi que la création de milliers de postes. C'est le cas à Seattle, où se trouve le QG « historique » de l'entreprise : depuis 2010, la ville et sa région ont profité des investissements de 38 milliards de dollars du groupe, des retombées qui font saliver tous les maires des grandes villes américaines. 

Des incitations fiscales

Mais Amazon pose aussi ses conditions. D'une, la métropole devra compter plus d'un million d'habitants ; de deux, il faudra qu'elle soit située à moins de 45 minutes d'un aéroport international. Et surtout, l'entreprise veut bénéficier d'incitations fiscales et de subventions en tout genre. Elle a déjà profité de plus d'un milliard de dollars en aides diverses pour installer ses centres logistiques. Les villes intéressées ont jusqu'au 19 octobre pour déposer un dossier, la décision tombera dans le courant de l'année prochaine.


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Olivier Sancerre

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.