Indre-et-Loire : l'arnaque à la fausse offre d'emploi revient en force

375000 EUROS
Un escroc encourt une peine de 5 ans d'emprisonnement et une amende de
375 000 euros.

C’est une nouvelle fois une arnaque qui est signalée en France mais, comme c’est le cas rarement, elle cible cette fois les chômeurs. Pôle Emploi a lancé une mise en garde pour éviter que de nouvelles victimes ne tombent dans le piège tandis que le commissariat de Tours a ouvert une enquête après le dépôt de plusieurs plaintes.

La technique de l’erreur sur le chèque pour le matériel

L’arnaque n’est pas nouvelle mais elle est redoutable : elle vise à convaincre une personne de faire un virement sur une carte prépayée en lui faisant croire qu’il ne va pas perdre d’argent. Pour ce faire, selon Pôle Emploi, ce sont les chômeurs qui sont ciblés cette fois.

Comme le rapporte France Bleu, plusieurs dizaines de personnes, voire des centaines, sont tombées dans le panneau après avoir lu une offre d’emploi très bien écrite et sans les classiques fautes d’orthographe qui peuvent mettre la puce à l’oreille.

Après avoir répondu à l’offre d’emploi, les chômeurs ont passé un faux entretien téléphonique et le faux employeur leur annonce qu’il va leur envoyer un chèque. Celui-ci est censé permettre à la victime de s’acheter du matériel, notamment informatique car l’offre propose un poste dans le domaine des services.

Un faux chèque mais un vrai virement pour rembourser un trop-perçu

Le chèque arrive chez la victime qui remarque que le montant est supérieur à celui annoncé par l’employeur. Ce dernier, l’arnaqueur, va donc appeler la victime et prétendre à une erreur de la part de son service comptable… mais il a une solution. Il suffit pour le chômeur de virer la somme en excès sur la carte prépayée de son théorique employeur et le tour est joué.

La victime ne se doutant de rien, elle fait le virement et encaisse le chèque. Sauf que le chèque est faux ou volé : la somme ne sera jamais virée sur son compte ou, si elle l’est, elle sera retirée par la suite car un chèque peut prendre plusieurs jours avant d’être confirmé.

L’arnaqueur, lui, aura déjà récupéré la somme virée sur sa carte prépayée, somme qu’il peut retirer en liquide et qui est donc impossible à tracer.

Comment se protéger de cette arnaque ?

Si elle est redoutable, l’arnaque ne manque pas de failles. Pour commencer, un employeur ne vous enverra pas un chèque pour du matériel sans que vous n’ayez au moins signé le contrat de travail. Et même dans ce cas-là c’est rare.

De plus, il faut savoir qu’un chèque met plusieurs jours avant d’être vérifié : si l’employeur est honnête, attendre que son chèque soit vérifié ne devrait pas lui poser de problèmes. Demandez donc un délai : si on vous presse ou on vous menace pour que vous fassiez le virement plus rapidement, il y a de fortes chances que ce soit une arnaque.

Enfin, un employeur aurait tendance à vous demander un virement sur le compte de son entreprise, en cas de trop-perçu, plutôt que sur une carte prépayée.


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