Après 18 mois de travaux, l'Opéra Comique rouvre avec une programmation flamboyante

20 millions €
Le budget de l'Opéra comique est désormais de 20 millions d'euros.

Alors que le Théâtre du Châtelet va bientôt fermer pour deux ans de travaux, l’Opéra Comique, lui, va bientôt en terminer de sa rénovation, et il affiche de nouvelles ambitions.

Depuis sa réouverture en 1989, l’Opéra Comique a fait l’objet de multiples restaurations, notamment le magnifique foyer en 2012. Mais il fallait néanmoins entreprendre de plus lourds travaux pour ce bâtiment qui date de 1898, et c’est 18 mois de travaux qui seront nécessaires et s’achèveront en décembre de cette année. Tout aura été refait du sous-sol aux cintres, sur une surface totale de 8500 mètres carrés. On notera l’ajout de 7 centrales de traitement d’air et de 2,3 km de gaines de ventilation, nous serons enfin épargnés par la chaleur étouffante qui régnait parfois dans cette salle !

Le budget annuel de fonctionnement passe de 16 millions d’euros, avant les travaux, à 20 millions d’euros désormais, dont environ la moitié sera apportée par les recettes propres (billetterie, mécénat). Une politique ambitieuse donc, mais qui pourra compter sur le charme unique de cette salle magnifique et intimiste de 1100 places.

La saison commencera donc en février 2017, et s’étendra désormais sur l’année calendaire, au contraire des autres salles qui marquent la césure en septembre. Le premier spectacle, Fantasio d’Offenbach, sera exceptionnellement donné au Théâtre du Châtelet, juste avant sa fermeture pour travaux, puis ensuite on pourra voir le spectacle pour enfant La Princesse légère de Violeta Cruz, Alcione de Marin Marais, dirigé par Jordi Savall, Le Timbre d’argent de Camille Saint-Saëns, une rareté, Miranda de Henry Purcell, un patchwork de ses œuvres, Kein Licht de Philippe Manoury, donné en création mondiale, La Flûte enchantée de Mozart, puis Le Comte Ory de Rossini en décembre 2017.

Pour en profiter, notez le mercredi 26 octobre dans vos agendas, c’est la date d’ouverture des achats de places à l’unité sur le site de l’opéra (les abonnements ont déjà commencé), notamment pour les places les moins chères (catégories E, F, G, H, sans visibilité pour la dernière, à 50, 30, 16, 6 euros).


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Philippe Herlin

Philippe Herlin est économiste, Docteur en économie du Conservatoire National des Arts et Métiers, il a publié plusieurs ouvrages chez Eyrolles et rédige des chroniques hebdomadaires pour Goldbroker.

Il écrit tous les vendredis un article sur l'art et la culture vus à travers l'économie, et intervient ponctuellement sur d'autres sujets.

Son site : philippeherlin.com.