Après une erreur de taux de CSG, les retraités garderont l'argent

190 €
L'administration a versé 190 euros en trop à 206.000 retraités.

Je m’adresse aujourd’hui à nos lecteurs à la retraite, et bien entendu à leurs proches qui les aident souvent à naviguer dans les méandres administratives.

Une erreur de calcul de la CSG

Vous vous souvenez sans doute que les pensions de retraite avaient vu le taux de CSG auquel elles sont soumises augmenter il y a deux ans. C’est une des étincelles qui avaient allumé l’incendie des Gilets Jaunes.

Pour calmer leur colère, le gouvernement avait rétro-pédalé, et annoncé un retour à la situation d’avant pour des millions de retraités, c’est-à-dire à une exonération totale ou bien à un taux de CSG réduit. Malheureusement, dans un monde où l’informatique est reine, il semblerait que les fonctionnaires de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse aient un peu trop fait confiance à leurs feuilles de calculs et à leurs algorithmes.

Des cotisations s'élevant à 190 euros

Bien malgré eux, depuis le 1er janvier, plusieurs centaines de milliers de retraités n’ont pas assez cotisé à la CSG. Le pot aux roses ayant été découvert au cœur de l’été, certains ont commencé à recevoir des courriers de l’administration, leur demandant... de payer ce qui ne leur avait pas été prélevé sur leur pension de retraite.

Une petite somme puisque que cumulées sur 7 ou 8 mois, les cotisations “oubliées” ont atteint en moyenne 190 euros.  Si vous êtes concerné, directement ou indirectement, soyez rassurés. La CNAV ne vous réclamera pas ces sous. Si vous avez reçu un courrier en ce sens, n’en tenez pas compte. Maintenant, il faut juste espérer que les algorithmes ne vont pas se venger en prélevant trop de CSG en guise de rattrapage dans les prochains mois.


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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).