Arkéa à la tête d'une révolution des pratiques bancaires ?

110 MILLIONS €
Arkéa a investi près de 110 millions d'euros dans l'économie
numérique.

Soutenu par un écosystème de start-ups innovantes, Arkéa cherche à faire émerger un modèle de banque adapté à l’économie moderne.

Dans une tribune publiée dans les colonnes du Monde le 19 mars 2018, un groupe d’entrepreneurs représentant 24 start-ups de la fintech déclarait sa flamme à la stratégie du groupe Arkéa. En place depuis 2008, son Directeur général Ronan Le Moal a mis en œuvre une philosophie fondée sur la redéfinition du modèle bancaire français et la diversification des activités du groupe.

À l’heure où les établissements traditionnels sont mis en danger par des situations économiques instables et la menace de crises, Ronan Le Moal, qui a notamment dirigé la banque en ligne Fortunéo, pourfend la course au gigantisme des banques françaises et leur tendance à vouloir « tout faire elles-mêmes ».

Une redéfinition de la relation client

Afin de s’adapter à une demande croissante pour toujours plus d’agilité dans les usages, Arkéa s’est rapidement tourné vers l’écosystème foisonnant des start-ups françaises. Le groupe a ainsi investi près de 110 millions d’euros dans l’économie numérique depuis 2011 et participe au développement de nombreux fleurons de la Fintech (Pumpkin, Leechi, Younited Credit etc.).

Dans un état d’esprit "collaboratif" qui s’appuie sur la philosophie d’origine du groupe, Arkéa tente de faire le lien entre ces jeunes pousses et la curiosité grandissante des clients en proposant un éventail d’offres toujours plus variées. Entre agrégateurs, accès à de nouveaux moyens de paiement et suivi personnalisé via des applications digitales Arkéa place la relation client au cœur de son activité. En capitalisant sur l’expérience et l’innovation de ses partenaires de la Fintech et sur la philosophie des néobanques, l’établissement a conquis de nouveaux publics en proposant aux clients une nouvelle approche de la banque.

Celle-ci ne doit plus être un simple moyen d’épargne ou de fourniture de crédit, mais plutôt un relais pour l’accès aux dernières innovations techniques et commerciales. Le client peut alors se composer une expérience globale en piochant dans les différentes solutions proposées. Diversification des placements avec Yomoni, accompagnement et optimisation des successions avec Masuccession.fr, gestion de patrimoine avec Grisbee, ou encore assurance auto à l’usage avec Wilov : les nouvelles offres foisonnent et Arkéa apparait aujourd’hui comme l’un des seuls établissements à les intégrer.

Solution unique pour des expériences multiples

Afin d’éviter au client une sensation de dispersion, le groupe a également créé fin 2017 sa propre Fintech, Max, qui permet de rassembler différents comptes au sein d’une même carte de paiement et d’une même application. Et pour un service optimal, l’application permet un accompagnement personnalisé pour des expériences non bancaires telles que la réservation de vacances ou de places de concert, mais également pour des services plus classiques tels que les produits d’épargne ou d’assurance. Point non négligeable : les conseils ne sont pas prodigués par des assistants virtuels, mais par des conseillers de la banque qui échangent avec le client directement sur les applications de messagerie favorites du client comme Messenger ou WhatsApp. Max a déjà convaincu 100 000 clients, signe d’une demande bien réelle des consommateurs.

Arkéa, comme quelques autres acteurs, semble avoir fait le choix de la diversification et de la fin du monopole bancaire. Dans un système où la désintermédiation s’impose, les banques devront nécessairement s’adapter agilement. Deux solutions sont alors possibles : le renforcement global et la capitalisation sur des acquis fragiles face à l’évolution des usages et des demandes, ou bien la redéfinition et la diversification des métiers bancaires afin de les mettre au centre de l’écosystème foisonnant des nouveaux acteurs de la Fintech.


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