Assurance vie : les fonds en euros n'ont pas dit leur dernier mot

1,85 %
Au titre de l'année 2019, l'AFER a pu servir un taux de rémunération
effectif de 1,85% sur ses fonds en euros.

Pendant une bonne partie de l’année 2019, les économistes ont brandi l’épouvantail d’une rémunération des contrats d’assurance vie en chute libre. Finalement, le bilan n’est pas aussi mauvais que ça, du moins chez les grands acteurs de la place.

Fonds en euros : des rémunérations de 1,5% voire plus en 2019

Il est encore trop tôt pour tirer une conclusion générale ou établir une moyenne, mais déjà, les assureurs commencent à communiquer les résultats de leur gestion en 2019. Chute des rendements des obligations souveraines oblige, tous les regards se tournent aujourd’hui vers les fonds en euros, un produit composé par définition d’obligations, et donc le plus exposé à cette conjoncture défavorable.

Contre toute attente, les grands assureurs ont pu servir une rémunération correcte à leurs épargnants. Parmi les acteurs à avoir annoncé leurs performances 2019 à ce jour, la palme d’or revient à l’AFER, dont le Fonds Garanti en euros affiche un taux de rémunération effectif de 1,85%. Vient ensuite la MAIF, qui distribue 1,50% net sur son fonds en euros (contrats multisupports Assurance vie Responsable et Solidaire, Perp MAIF et les contrats monosupport Nouveau Cap). La France Mutualiste, quant à elle, a pu régaler ses épargnants de 1,47% (produits monosupport Funépargne, Rentépargne et Bonépargne) voire 1,62% (produits multisupports Actépargne2, Livret Jeun’Avenir et Livret RM). 

Des taux bonifiés pour les épargnants détenant des unités de compte

Mais servir des rémunérations sur des fonds en euros qui seraient intéressantes pour les épargnants n’est pas chose facile dans le contexte actuel. De plus en plus d’assureurs incitent leurs épargnants à répartir leur capital entre les fonds en euros et les unités de compte. La France Mutualiste a ainsi servi un taux bonifié de 0,10% à ses clients ayant investi entre 10% et 24,99% de leur capital en unités de compte, un taux bonifié de 0,25% à ceux ayant investi entre 25% et 49,99% en unités de compte, et de 0,50% à ceux ayant choisi d’investir entre 50% et 99,99% en unités de compte.

L’assureur Le Conservateur adopte lui aussi cette approche, et va encore plus loin en différenciant les taux de rémunération en fonction de l'importance du capital investi. En 2019, ses clients détendant moins de 50% d’unités de compte ont ainsi pu avoir un taux de rémunération de 1,10%. Au-delà de 50% d’unités de compte, cet assureur joue aussi sur l’importance du capital : aux épargnants détenant entre 50% et 70% d’unités de compte il a servi 2,30% (voire 2,40% au-delà de 150.000 euros d’encours), et 2,70% aux épargnants détenant plus de 70% d’unités de compte (2,90% au-delà de 150.000 euros d’encours).


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