Assurance-vie : moins bon placement que le Livret A ?

1,7 %
En 2020, les sommes versées sur les contrats d?assurance-vie auront
généré en moyenne 1,7% d'intérêt.

On a beaucoup parlé ces derniers jours des 26 milliards d’euros placés par les Français sur leur livret A. Mais on a beaucoup moins parlé de la contre-performance de l’assurance- vie.

L'assurance-vie plus rentable que le Livret A

Pour le coup, parmi les 38 millions de Français qui possèdent un contrat, certains ont dû piocher dedans pour faire face à la crise. Au final, sur l’année écoulée, le solde entre les sommes déposées et les sommes retirées est négatif de plus de 7 milliards d’euros. Cela veut-il dire que l’assurance-vie est un moins bon placement que le livret A ? Loin de là.

En moyenne, les sommes versées sur les contrats d’assurance-vie auront généré 1,7% d’intérêt l’an dernier. En face, le livret A ne donne que 0,5%. 

Qu'en est-il de la fiscalité de l'assurance-vie ?

Vous me direz, l’un est défiscalisé, et pas l’autre, mais c’est faux : tant que l’argent reste sur le contrat d’assurance-vie, il ne paye pas d’impôt. C’est seulement en cas de rachat partiel qu’il y a des taxes à payer, et encore ne portent-elles que sur la partie intérêts du rachat. C’est un peu compliqué, mais pour faire simple, retenez que la fiscalité n’est pas un sujet. Alors, pourquoi le livret A a-t-il autant la cote ? Tout simplement parce qu’il est simplissime d’y déposer de l’argent, mais aussi de le retirer, ce qui n’est pas le cas de l’assurance vie.

Il faut souvent payer des droits d’entrée, de 1% ou moins en négociant et le rachat peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Il n'empêche, avec 1,7% d’intérêts en moyenne en 2020, et avec une inflation négative de 0,3%, 1.000 euros placés sur un contrat d’assurance-vie ont généré environ 20 euros d’intérêts, contre à peine plus de 5 euros, avec un livret A.


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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).