Assurance-vie : en 2017 le rendement réel a été presque négatif

0,75 %
Le taux du livret A et du LDDS a été fixé à 0,75 % jusqu'en 2020.

Les fonds en euro des assurances-vie, les placements les plus sûrs car à risque « zéro » mais qui rapportent également le moins aux investisseurs, ont connu en 2017 une nouvelle chute. Une tendance qui se généralise mais qui pourrait s’inverser en 2018 selon les premières prévisions. Avec l’inflation qui a augmenté en 2017 en France, le gain est très proche de zéro.

Un taux de rendement bas pour 2017 pour les contrats d’assurance-vie

Si les Français ont commencé à retirer leur argent des contrats d’assurance-vie en 2017 ils ont vu juste : les fonds en euro ne rapportent quasiment plus rien, à quelques exceptions près. L’Afer (Association française épargne et retraite) a dévoilé, mardi 16 janvier 2018, les taux des assurances-vie tout comme l’ont fait les autres sociétés d’assurance. Pour l’Afer, il a été de 2,4 % et quelques autres contrats se sont hissés au-dessus de la barre des 2 %. Mais la majorité des taux ont été aux alentours de 1,5 %.

Ces taux sont en outre des taux bruts : contrairement aux Livrets A et aux LDDS, qui sont défiscalisés, il faut déduire de ce rendement des fonds en euro les cotisations sociales et les taxes. Le taux de rendement effectif est donc bien plus bas et c’est une mauvaise nouvelle pour les épargnants. En moyenne, une fois les prélèvements sociaux déduits, il devrait être de 1,25 % mais pour certains contrats il sera inférieur à 1 %.

Des rendements réels dans le négatif ?

Outre ces taxes il faut prendre en compte l’inflation, soit le coût de la vie, qui a grimpé à 1 % selon l’Insee en 2017. Si le taux de rendement effectif en 2017 est inférieur à 1 %, les épargnants ont en réalité perdu de l’argent. Il faudra attendre que chacun reçoit son compte rendu annuel pour découvrir le résultat.

Il n’empêche que si pour les assurances-vie ça va dépendre de la société d’assurance, pour les Livrets A et LDDS, c’est une certitude : avec un taux de 0,75 % fixé par le gouvernement jusqu’en 2020 ces placements défiscalisés font perdre de l’argent aux Français aussi longtemps que l’inflation reste au-dessus de ce même taux.


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