Attractivité : les investisseurs étrangers séduits par la France en 2017

31 %
Les investisseurs étrangers ont annoncé 1019 projets d'implantation et
d'extension dans l'Hexagone, soit une hausse de 31% par rapport à
2016.

Le redressement de l’attractivité de la France en 2017 et au début de l’année 2018 lui permet de s’inscrire à nouveau dans le peloton de tête européen, dont elle avait décroché depuis une dizaine d’années, selon le baromètre publié ce lundi 11 juin 2018 par EY.

1019 projets d'implantations et d'extension en France en 2017

L'attractivité de la France s'est fortement redressée en 2017, selon l'enquête annuelle du cabinet de conseil EY, dévoilée ce lundi. Les investisseurs étrangers ont, en effet, annoncé 1019 projets d'implantation et d'extension dans l'Hexagone, soit 31% de plus que l'année précédente. Avec cette progression spectaculaire, la France revient dans le peloton de tête.

Et elle est même de retour sur le podium. L'Hexagone revient ainsi en force sur le podium européen, juste derrière le Royaume-Uni (1205 projets) et l'Allemagne (1124 projets). Si on se concentre sur les projets d'investissement exclusivement américains, la France dépasse même l'Allemagne : ceci montre bien le redressement tricolore.

Grâce au Brexit et ses incertitudes, Paris passe devant Londres

Paris décroche aussi une médaille d'or très symbolique, dans le classement des grandes métropoles européennes les plus attractives, réalisé auprès de plus de 200 dirigeants d'entreprise étrangères. La Ville Lumière passe devant Londres, qui paie les incertitudes liées au Brexit. Et si le Royaume-Uni continue encore à attirer de nouveaux investisseurs internationaux, ce n'est dû qu'à l'attractivité du pays pour la high tech et les start-up.

L'accélération de 2017 s'explique par la croissance européenne, où les projets d'investissement étrangers augmentent de 10 % pour l'ensemble du Vieux Continent. Les entreprises étrangères ont annoncé 59 projets d'implantation de centres de décision sur le territoire hexagonal en 2017, contre 16 en 2016. Ce rebond ne peut tout de même pas combler dix années mauvaises. Sur la période 2008-2017, le Royaume-Uni a accueilli 708 sièges d'entreprises à capitaux étrangers, contre seulement 226 pour la France.

L'industrie principal moteur d el'attractivité française

L'industrie confirme aussi sa bonne santé et s'affirme même comme l'un des principaux moteurs du regain d'attractivité. Le secteur a ainsi attiré un tiers des projets d'investissement en 2017, grâce à ses atouts spécifiques : « présence de filières et de grands donneurs d'ordre, savoir-faire, infrastructures de transport », selon EY. Les investisseurs restent toutefois prudents : sur les 323 projets annoncés, 86% sont des extensions de site. Les créations d'usine restent donc minoritaires. 

Au final, les investisseurs étrangers semblent donc apprécier la suppression de l'ISF et instauration d'un prélèvement forfaitaire unique à 30 % notamment, mais ils en attendent davantage. Ainsi, 43 % des dirigeants interrogés jugent que la France devrait encore améliorer sa compétitivité fiscale (55 % en 2017) et 38 % demandent une poursuite de l'action de réduction du coût du travail (+ 7 points en un an).


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