Tabac : nouvelle augmentation en mars, les Marlboro à 10 euros

28,7 %
En 2016, en France, 28,7% des habitants fumaient régulièrement.

La lutte du gouvernement contre le tabagisme, qui est la cause de près d’un décès sur huit dans l’Hexagone selon Santé publique France, continue. Comme toujours, c’est par le biais du portefeuille que le combat est mené, ce qui accessoirement permet à l’État de se remplir les poches. Sur le dos des classes sociales les plus pauvres, d’ailleurs…

Une nouvelle hausse du prix du tabac en France

L’objectif du gouvernement est affiché depuis longtemps : faire passer tous les paquets de cigarettes vendus sur le territoire au prix minimum de 10 euros. Un seuil psychologique qui devrait inciter les fumeurs à arrêter. Du moins, c’est ce que les pouvoirs publics espèrent.

Ainsi, de hausse en hausse, le prix du paquet augmente. Le 1er mars 2020, selon le décret publié au Journal officiel le mardi 11 février 2020, une nouvelle augmentation de 50 centimes d’euro est programmée. De quoi faire passer certains paquets à, justement, 10 euros… avant une nouvelle hausse prévue pour le 1er novembre 2020.

Les cigarettiers augmentent leurs marges

Le paquet de Marlboro, la marque la plus vendue en France (26% des parts de marché), propriété de Philip Morris (qui détient 40% du marché hexagonal), va être affiché à 10 euros, justement, contre 9,30 euros en ce mois de février 2020. Le géant a profité de la hausse des taxes de 50 centimes pour augmenter sa marge sur chaque paquet : les Winston, par exemple, passent de 9 euros à 9,60 euros, soit 10 centimes de plus que la hausse des taxes.

Et la tendance est généralisée : Japan Tobacco va faire augmenter le prix de ses Camel sans filtre de 70 centimes, les affichant à 9,80 euros. Les Gauloises brunes aussi se prêtent au jeu avec une hausse prévue de 60 centimes et donc une augmentation de la marge de 10 centimes.

Les ménages les plus pauvres sont une nouvelle fois frappés

Malheureusement, cette augmentation va rogner encore plus le pouvoir d’achat des ménages les plus favorisés chez qui le tabagisme est le plus répandu. Ainsi, en 2017, selon une étude Santé publique France menée au 1er semestre 2016, on estimait à 37,5% la part des fumeurs chez les Français à faibles revenus. Une part en augmentation, d’ailleurs, entre 2010 et 2016.

Inversement, l’étude montrait une baisse du nombre de fumeurs sur la période de plus de 2% avec, en 2016, 20,9% des Français considérés à « hauts revenus » qui fumaient régulièrement.


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