Autocars « Macron » : des sièges vides, mais du potentiel

6,2 MILLIONS
6,2 millions de passagers ont emprunté les bus des autocaristes en
2016.

Les fameux autocars « Macron », ainsi nommés depuis la mise en œuvre de la loi qui a ouvert le secteur en août 2015, roulent plutôt bien. L'Arafer, le régulateur du secteur, a publié ce vendredi 17 mars le rapport pour l'année 2016.

2016 a donc été le premier exercice annuel plein et entier du secteur. Les résultats sont encourageants pour ce nouveau secteur d'activité qui, au dernier trimestre, employait 2 082 salariés (+1,6% de plus qu'au trimestre précédent). Le chiffre d'affaires des autocaristes s'est établi à 83,2 millions d'euros sur l'ensemble de l'année.

7 millions de passagers depuis l'ouverture du marché

Les sociétés de transport qui sillonnent la France ont fait voyager en tout 6,2 millions de personnes l'an dernier (près de 7 millions depuis l'ouverture du secteur). Le quatrième trimestre a toutefois marqué un fléchissement avec 1,56 million de voyageurs, un chiffre en baisse de 22% par rapport au trimestre précédent (2 millions). Un résultat qui s'explique simplement, rassure l'Arafer : la saisonnalité fait en sorte que l'on voyage plus facilement l'été. Ce résultat se compare par contre très favorablement par rapport au quatrième trimestre 2015 durant lequel 640 000 personnes avaient utilisé les autocars.

Faible taux d'occupation 

Il reste toutefois un problème à régler : celui du taux d'occupation par bus. Plus de la moitié des sièges sont en effet vides : au dernier trimestre 2016, les bus étaient en moyenne occupé à 36,1%, contre 46,6% au trimestre précédent. Les autocaristes ont compensé en augmentant sensiblement la recette moyenne par passager aux 100 km qui a progressé de 18% d'un trimestre à l'autre — de 4 euros, elle est passée à 4,7 euros.


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