Autoroutes : les péages vont fortement augmenter dès 2019

0,76 %
En 2017 les tarifs des autoroutes ont augmenté de 0,76 %.

Le scandale des rentes autoroutières pour les sociétés gestionnaires semblait passé mais le voilà qui revient sur le devant de la scène. Cette fois c’est France 2 qui dévoile un document signé par les équipes de François Hollande le 9 avril 2015. Un document qui va faire fortement augmenter le tarif des péages.

Un accord passé sous silence à la fin du quinquennat Hollande

Tout remonte à la période de la polémique sur les péages autoroutiers et la rente des sociétés gestionnaires : pour calmer le jeu le gouvernement de François Hollande, Ségolène Royal en première ligne, avait réussi à négocier un gel des tarifs autoroutiers pour 2016. De nouveaux contrats étaient signés dans la foulée avec les gestionnaires avec au programme toute une série de travaux pour rénover le réseau.

Au final, tout semblait finir pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais le meilleur des mondes n’existant pas, voilà que la réalité rattrape les Français : un accord jamais rendu public et signé le 9 avril 2015 va permettre aux sociétés gestionnaires de pratiquer un rattrapage de tarifs et ce dès 2019.

Emmanuel Macron a validé la hausse des tarifs autoroutiers

La découverte de cet accord, que France 2 a pu se procurer mais que le ministre de l’Economie refuse de publier, il a saisi le Conseil d’État après que le tribunal administratif a obligé l’État à le publier en 2016 afin de bloquer la décision de publication, risque de faire du tort au nouveau Président : il en est le signataire. Il était alors ministre de l’Economie et aurait signé cet accord avec Ségolène Royal, alors ministre de l’Ecologie. Cette dernière, toutefois, nie avoir signé.

Dès 2019, donc, les sociétés gestionnaires pourront pratiquer une forte augmentation des tarifs, et ce pendant 5 ans, jusqu’en 2023. Les sociétés expliquent qu’il s’agit là d’un rattrapage du manque à gager lié au gel des tarifs le 1er février 2015 et en 2016.

L’Arafer, qui avait dénoncé la rente autoroutière, avait déjà mis en garde fin 2016 : un rattrapage était dans les cartons. Il coûtera, aux automobilistes, quelque 500 millions d’euros.


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