Croissance économique : les Etats et les banques unis pour le meilleur et pour le pire

Depuis le début de la crise des supprimes en 2007, banques et Etats se
sont peut être définitivement unis pour le meilleur...et pour le pire.

On constate que le paramètre qui propulse la croissance est l'efficience financière, c'est-à-dire la capacité des banques à opter pour certains inputs en entrée d'une fonction de production afin d'obtenir un maximum d'output en variable de sortie.

Il s'agit alors d'analyser l'efficience financière absolue (nous comparons l'intermédiation financière avec la croissance économique en comparant les pays entre eux). Nous montrons que grâce à leurs spécificités bancaires et financières (par exemple des économies davantage fondées sur les marchés financiers ou sur les banques) certains pays croissent plus vite quand d'autres ne parviennent jamais à rattraper leur retard.

Il y a même des groupes de pays qui croissent ensemble et en même temps. Ici, il s'agit d'un indicateur d'efficience absolue car on compare des inputs bancaires à l'output croissance économique (et non d'efficience relative lorsque l'on n'établit pas de lien explicite avec la croissance économique mais que l'on se contente d'utiliser des inputs et des outputs internes au secteur bancaire et financier. Le résultat de l'étude d'ailleurs pouvant servir ensuite d'input à la construction d'un indicateur d'efficience absolue mais dans un second temps).

Cet ouvrage (ci-dessous NDLR) permet, à partir de l'efficience financière des banques quelle qu'elle soit, absolue ou relative d'imaginer une économie qui prendrait davantage en compte l'interaction complexe qu'il existe entre les banques et la croissance économique. Nous nous focalisons sur des indicateurs d'efficience financière relative au secteur bancaire.

Des recherches futures devront être entreprises pour utiliser les résultats de ces recherches afin d'établir des indicateurs d'efficience absolue. Enfin, nous parcourons de façon séquentielle l'histoire des crises financières pour les caractériser et mieux les prévoir à partir d'une piste proposée : le calcul de la volatilité des crédits et de la volatilité de la croissance économique.

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Introduction du dernier ouvrage de Pascal de Lima"Economie bancaire et croissance économique" publié le 5 septembre 2012. Editions Dunod. 218 pages.

 


A découvrir

Pascal de Lima

Pascal de Lima est un économiste de l'innovation, knowledge manager et Professeur à Aivancity proche des milieux de cabinets de conseil en management. Essayiste et conférencier français  spécialiste de prospective économique, son travail, fondé sur une veille et une réflexion prospective, porte notamment sur l'exploration des innovations, sur leurs impacts en termes sociétaux, environnementaux et socio-économiques. Après 14 années dans les milieux du conseil en management et systèmes d’information (Knowledge manager auprès de Ernst & Young, Cap Gemini, Chef Economiste-KM auprès d'Altran 16 000 salariés - dont un an auprès d'Arthur D. Little...), il fonde Economic Cell en 2013, laboratoire d’observation des innovations et des marchés. En 2017, il devient en parallèle Chef Economiste d'Harwell Management et en 2020, Professeur en économie de l'innovation à Aivancity.

Diplômé en Sciences-économiques de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (PhD), de Panthéon-Sorbonne Paris 1 (DEA d'économie industriel et de l'innovation) et de Grandes Ecoles de Commerce (Mastère spécialisé en ingénierie financière et métiers de la finance), il anime des conférences sur les métiers de demain dans les Universités et Grandes ecoles.

De sensibilité social-démocrate (liberté, égalité des chances first et non absolue, rééquilibrage par l'Etat in fine) c'est un adepte de la philosophie "penser par soi-même" qu'il tente d'appliquer à l'économie.