A-t-on besoin des autres pour être heureux ?

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30 % des Français se déclarent stressés au travail selon un sondage
Ipsos

Beau Bien Bon d'Élisabeth Grimaud, publié aux éditions Marabout (Hachette Livre) 2017, révèle à ses lecteurs une centaine de secrets d'optimisme pour accroître leur bien-être. En voici un extrait : 

Prenez le temps de vous sentir pleinement présent, ici et maintenant, et posez-vous cette question : « Qui a besoin de mon humanité ? ». 

Un bonheur altruiste (page 35)

Un bonheur altruiste Magazines et livres de développement personnel font souvent l’apologie d’un bonheur centré sur soi, en invitant à prendre «du temps pour moi», à «penser à moi», attitude qui, j’avais pu l’observer pour moi comme chez des proches, ne procure en définitive qu’un bien-être fugace (et la frustration des proches). Inversement, chez les personnes tournées vers les autres, leurs enfants et leurs proches, j’avais pu détecter un réel sentiment de bonheur. Sans vouloir généraliser ni nier l’intérêt réel d’apprendre à se connaître pour mieux s’apprécier, j’avais l’intuition qu’une des clés d’une vie épanouissante résidait dans le lien aux autres. Donc, pour faire d’ENCÉFAL (ndlr. Entraînement cérébral fonctionnel par les activités de loisirs) une véritable aide au bien-être, il fallait que cette dimension à l’autre soit présente. Et c’est le «Bon» qui l’a apportée.

Tout cela faisait écho à ce que je découvrais alors et qui commençait à me passionner: la psychologie positive. Née aux États-Unis sous l’impulsion de Martin Seligman, un chercheur en psychologie, cette discipline s’intéresse avant tout à ce qui rend les gens épanouis et optimistes. C’est à l’occasion d’un colloque organisé par l’université de Metz que je suis entrée dans le monde de la psychologie positive et que j’ai pu évoquer avec un des participants, Charles Martin-Krumm, mes travaux sur l’entraînement cérébral. Il m’a conseillé des lectures d’articles et l’utilisation d’autres tests pour étayer scientifiquement l’intérêt de l’entraînement cérébral. J’ai perçu ces conseils comme un accord implicite pour que j’intègre la psychologie positive à ENCÉFAL. Ce que j’ai fait en lui associant la triade du Beau Bien Bon: le Beau met l’accent sur l’optimisme, les émotions positives, le dépassement de soi, la spiritualité, la motivation, l’ouverture au monde, la beauté et la créativité; le Bien incarne la maîtrise, la justice et l’équité; le Bon prend en compte la dimension interpersonnelle. ENCÉFAL devenait donc, grâce au Beau Bien Bon, un outil d’entraînement cérébral axé sur le développement du bien-être. Et un outil d’autant plus efficace que le Beau Bien Bon s’appuie sur des théories scientifiques qui ont fait l’objet de validations, même si lui-même n’est pas encore démontré scientifiquement.

 

L'essence du Bon (p158)

Le Bon est ce qui nous relie aux autres. Il est inné, inscrit dans nos gènes. Tout être humain a besoin de l’autre pour vivre et se sentir heureux. Nous pouvons éprouver le manque d’un être cher, notre corps est conçu pour ressentir de la joie quand on retrouve celui qui nous a manqué. C’est cela le Bon. Ce besoin essentiel, et même vital, de nous relier aux autres. Chacun à sa manière, chacun avec ses forces, sa façon d’être. Quand nous y arrivons, alors nous ressentons un profond bien-être.

Dans Un long chemin vers la liberté, Nelson Mandela exprime la foi qu’il a en l’homme: « J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire. Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer. La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre. »

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Élisabeth Grimaud

Elisabeth Grimaud, est membre d’un laboratoire de recherche CNRS, et prépare actuellement un doctorat sur l’entraînement cérébral par les activités de loisirs. Afin de rendre accessible la méthode Beau Bien Bon à un maximum de personnes, des ateliers pratiques sont mis en place partout en France.