Du biocarburant produit avec... des restes de poisson !

100 000 €
Le capitaine du navire l'Azura, exploité par l'Américain Carnival, a
été condamné à 100 000 euros d'amende

La société Hurtigruten propose d'utiliser d'ici 2021 un biocarburant créé à base de restes de poisson sur six de ses bateaux de croisière.

Un biocarburant à base de restes de poissons

En Norvège, la société Hurtigruten a annoncé qu'elle utiliserait d'ici 2021 un biocarburant à base de restes de poissons pour alimenter certains de ses bateaux de croisière. Il deviendra ainsi le premier opérateur de croisière au monde à alimenter une partie de sa flotte grâce à un biocarburant pour le moins original.

Ainsi 6 de ses 17 bateaux seront alimentés par un biogaz liquéfié couplé à des batteries d'ici un peu plus de deux ans. Ce carburant aura donc pour particularité d'être produit grâce à un mélange de résidus de poissons et de produits organiques. Concrètement, les restes de poissons seront mélangés avec d'autres déchets organiques pour générer un biogaz qui sera par la suite liquéfié pour être utilisé en tant que carburant.

Des huiles usagées transformées en biodiesel

« Ce que d'autres considèrent comme un problème, nous l'envisageons comme une ressource et une solution », a déclaré le directeur général d'Hurtigruten, Daniel Skjeldam, selon FranceInfo. Et le dirigeant d'ajouter « En utilisant le biogaz pour alimenter ses navires, Hurtigruten devient la première compagnie du secteur à propulser ses bateaux à l'aide de carburants exempts de combustibles fossiles. »

Une initiative à saluer, notamment dans ce secteur reconnu comme l'un des plus polluants. En effet, lundi 26 novembre, la justice française a pour la première fois condamné une compagnie de croisière et l'un de ses capitaines pour avoir enfreint les normes environnementales. Après avoir été épinglé avec du fioul trop polluant, le capitaine de l'Azura exploité par l'Américain Carnival, a été condamné à 100 000 euros d'amende, dont 80 000 devront être acquittés par son employeur.

En outre, on apprend aussi que l'entreprise nordiste Gecco, qui assure la collecte des huiles usagées de restaurants et particuliers, utilise ces déchets graisseux pour les transformer en biodiesel. Un défi scientifique avec 100 % d’optimisation réalisé par Julien Pilette. Dans les Landes aussi, un projet similaire a vu le jour : le Sitcom Côte Sud des Landes, qui couvre aujourd'hui 40% de la population landaise, a investi il y a une quinzaine d'années maintenant dans ce domaine et recycle les huiles usagées en biocarburant.


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