Bourse : la crise sanitaire a redistribué les cartes

61,1 %
Le titre Unibail-Rodamco-Westfield a plongé de 61,1% au premier
semestre 2020.

De manière prévisible, l’épidémie de Covid-19 a fait pencher la balance des investisseurs en faveur des secteurs qui leur semblent présenter un potentiel. Les sociétés dont l’offre n’est pas jugée pertinente dans le « nouveau monde » ont au contraire été sanctionnées.

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La crise sanitaire, a-t-elle été une catastrophe ou une bénédiction pour le marché français des actions ? La réponse est : ni l’une ni l’autre. Elle n’a pas poussé les investisseurs à se désengager du marché action, elle les a tout simplement poussés à se repositionner sur des sociétés et des secteurs qui, à leurs yeux, présentent plus de potentiel. En France, les grands gagnants ont été les sociétés proposant des solutions pour la vente à distance : sur le premier trimestre 2020, le titre Worldline s’est apprécié de 17,2%, et celui de Teleperformance de 7,7%, nous apprend IG dans une nouvelle étude.

Les fabricants de produits hautement technologiques ont eux aussi attiré les faveurs des investisseurs : le titre Schneider Electric s’est apprécié de 13,8 %, STMicroelectronics a gagné 9,75%, et Dassault Systèmes 6,1%. Dans une moindre mesure, le géant pharmaceutique Sanofi profite du contexte et gagne 7,7% sur le semestre.

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S’agissant des perdants des six premiers mois de 2020, leur profil est somme toute facile à définir : ce sont des sociétés qui fabriquent des biens ou proposent des services qui ne sont pas jugés pertinents dans le « nouveau monde » dans lequel nous a plongés cette épidémie. On parle par exemple d’espaces de bureaux et de centres commerciaux avec Unibail-Rodamco-Westfield, dont le titre a plongé de 61,1%, du tourisme et des voyages avec Airbus (-49,5%) et Accor (-42%), de la publicité avec Publicis Groupe (-31,8%), de l’industrie avec Arcelormittal (-34,9%) et des véhicules personnels avec Renault (-43,4%) et Peugeot (-31,1%).

Aux États-Unis, la dynamique est globalement la même : au sein de l’indice S&P 500, le secteur de la santé a gagné 9,7% et celui des technologies de l’information 5,3%. Quant aux grands perdants du premier semestre 2020, ce sont les secteurs de l’énergie (-42%), de la finance (-17,4%) et de l’immobilier (-16,5%).


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