Brexit : Bruxelles et Londres s'accordent sur le divorce

55 MILLIARDS
La facture que paiera Londres tournera autour de 55 milliards d'euros

Londres et Bruxelles se sont finalement entendus sur les termes de leur divorce, au bout d'un de discussions difficiles. Il fallait résoudre trois dossiers très importants avant d'entamer la deuxième phase des négociations qui devrait aboutir sur un accord commercial.

C'est le Conseil européen des 14 et 15 décembre qui décidera si l'Union européenne et le Royaume-Uni pourront entrer dans la phase II des négociations, celui qui intéresse Londres puisqu'il sera question des liens commerciaux entre les deux parties. Mais avant cela, il fallait s'entendre sur les termes du divorce. Trois questions étaient sur la table : la facture dont devra s'acquitter le Royaume-Uni, les droits des citoyens européens expatriés outre Manche, et la frontière entre l'Irlande et l'Ulster. Sur le premier dossier, aucune somme n'a été précisée pour donner une marge de manœuvre à Theresa May.

Frange radicale

La Première ministre britannique doit en effet ménager la frange la plus radicale des « brexiters ». Mais le montant de 55 milliards d'euros est dans toutes les têtes. Le pays pourra se désengager de toutes les instances européennes (BCE, Fonds européen de développement, Banque européenne d'investissement…). Les citoyens européens expatriés au Royaume-Uni verront leurs droits garantis au travers d'un statut spécial, en matière de sécurité sociale, de pensions et de regroupement familial. La justice britannique devra tenir compte des avis de la Cour de justice européenne pendant huit ans après le Brexit à proprement parler, qui interviendra fin mars 2019.

Les deux Irlande

Enfin, le dossier le plus complexe était celui de la frontière entre les deux Irlande. Pas question de rétablir une frontière physique abolie par les accords de paix ; Londres s'interdit de les remettre en cause, ce qui demandera de mettre en place des « solutions imaginatives », selon le mot de Michel Barnier, le négociateur européen. Cette question avait fait achopper la première mouture de l'accord en début de semaine, et cette fois Theresa May a obtenu l'accord de son gouvernement…


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