Le Brexit « dur » va coûter cher à la France

38 MILLIARDS
La France exporte 38 milliards d?euros au Royaume-Uni.

Le Brexit sera effectif dans moins d’un an : en mars 2019, le Royaume-Uni aura divorcé d’avec l’Union européenne. Alors que les discussions entre les deux parties sont toujours difficiles, une étude évalue le manque à gagner des entreprises françaises en cas de Brexit « dur ».

Un Brexit « dur », c’est le pire des scénarios pour tout le monde : cela signifie que le Royaume-Uni quitte l’Union sans accord commercial. En conséquence, c’est le retour des barrières douanières entre les deux parties, et un manque à gagner important aussi bien pour l’économie britannique que pour les entreprises du continent. L’étude des cabinets Oliver Wyman et Clifford Chance, basé sur des entretiens avec des chefs d’entreprise et des études économiques, estime le manque à gagner côté français à 4 milliards d’euros par an.

Les PME mal équipées

Parmi les secteurs qui subiront l’impact le plus important : l’agroalimentaire, qui perdrait 900 millions d’euros chaque année. L’automobile et les biens de consommation seront parmi les autres secteurs en souffrance également. Les PME également sont en première ligne, elles sont moins bien armées que les grands groupes pour faire face aux barrières douanières et réglementaires, souligne l’étude. Il reste encore du temps pour s’y préparer : si le Royaume-Uni doit effectivement quitter l’UE en mars prochain, une période de transition jusqu’à fin 2020 a été décidée pour négocier un partenariat économique.

Importations et exportations

La France fait partie des principaux partenaires du Royaume-Uni, qui en est le 5e client, tandis que le pays est le 8e fournisseur de l’Hexagone. La France y exporte pour 38 milliards d’euros de biens et de services, elle en importe 35 milliards, surtout des services financiers et professionnels. Si la France a beaucoup à perdre en cas de Brexit « dur », l’Allemagne et les Pays-Bas souffriront encore plus.


A découvrir