Brexit : « Quand c'est non, c'est non », prévient François Hollande

45 MILLIONS
45 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer le 23 juin.

On doute franchement que les électeurs britanniques feront grand cas de l'avis de François Hollande au moment de glisser leur enveloppe dans l'urne. Mais à la veille du référendum britannique sur le maintien ou la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le président français donne de la voix.

Le locataire de l'Élysée a fait savoir qu'une sortie de l'Union européenne était « irréversible ». Pas question donc, comme certains leaders de la campagne du Brexit le propose, de revenir dans l'UE d'ici quelques années. Les portes du marché unique seraient bien plus difficiles à ouvrir pour un pays en dehors de l'Union, a prévenu François Hollande.

Le président français donne de la voix

Le président de la République prévient des « conséquences extrêmement graves » de la sortie d'un pays « qui est géographiquement, historiquement, politiquement dans l'Union européenne » : « Il y a là un risque pour le Royaume-Uni très sérieux de ne pouvoir plus accéder au marché unique et à tout ce qui fait l'espace économique européen. Chacun doit bien en prendre la mesure », a-t-il poursuivi.

Brexit ou Bremain ?

Reprenant au bond les déclarations d'autres dirigeants européens, François Hollande a fait savoir : « Quand c'est 'non', c'est 'non', et il n'y a pas de statut intermédiaire, il y aurait donc à en tirer toutes les conclusions ». Quel que soit le résultat du référendum, le chef de l'État se rendra la semaine prochaine en Allemagne rencontrer Angela Merkel et discuter des moyens de la relance de la construction européenne.


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