Bruxelles déplore la vulnérabilité économique de la France

1,3 %
La Commission européenne prévoit une croissance de 1,3% en 2019.

La Commission européenne épingle la France dans son rapport sur l’évolution économique et sociale des pays membres. Selon ce diagnostic, l’Hexagone souffre de « vulnérabilités » et d’une « faible compétitivité ».

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Bruxelles n’a pas caché son scepticisme envers la politique économique menée par la France, dans ce rapport rendu public ce mercredi. On peut ainsi y lire que le pays présente des « déséquilibres » et des « vulnérabilités » qui sont le fait du niveau élevé de la dette publique (elle représente 98% du PIB) et d’une dynamique de « faible compétitivité ». Le tout dans un contexte de croissance faible de la productivité. Le poids de la dette « rétrécit la marge budgétaire disponible pour réagir aux futurs chocs et pèse sur les perspectives de croissance », indique encore l’exécutif européen.

Croissance en recul

Pour cette année, la Commission prévoit une croissance du PIB  de 1,3% pour la France. C’et 0,3 point de moins que les précédentes estimations. Le déficit public dépassera le seuil des 3% en 2019, pour atteindre 3,2%. Le pays échappera toutefois à une procédure de sanction, étant donné qu’il s’agissait pour Paris de répondre aux revendications sur le pouvoir d’achat des « gilets jaunes », et par la transformation du CICE en baisse pérenne des charges. L’exécutif européen estime qu’il s’agit d’une infraction « transitoire », donc sans conséquence.

Des réformes qui ne se sont pas concrétisées

Bruxelles salue les progrès réalisés ces dernières années sur plusieurs fronts : les marchés du travail, la fiscalité et l’environnement des entreprises. En revanche, les effets des réformes ne se sont pas encore « entièrement concrétisées » ; la Commission demande que le gouvernement s’engage sur des actions supplémentaires afin de réformer, notamment, les allocations chômage et le régime des retraites.


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