Budget 2014 : il faut dégonfler la baudruche

La prévision concernant le déficit public s'établit à 82 milliards
pour 2014.

Le budget 2014 sera-t-il le pire budget de la 5ème république ? La question se pose sérieusement quand on examine les annonces gouvernementales d'ailleurs déjà contestées par la majorité socialiste.

Ce budget continue d'augmenter les impôts sur les ménages et sur les entreprises avec notamment une taxe de 1% sur l'excédent brut d'exploitation des entreprises ; une baisse du quotient familial sans compter les hausses de cotisation vieillesse prévues par la réforme des retraites. Résultat : les prélèvements obligatoires atteindront 47% en 2014, record historique ;

Ce budget creuse encore le déficit public : après un déficit de 72 milliards cette année, la prévision s'établit à 82 milliards pour 2014.Ainsi, le gouvernement continue sa stratégie calamiteuse des finances publiques qui consiste à poursuivre son choc fiscal (32 milliards de plus sur 2012 et 2013) sans pour autant baisser le déficit public, ayant multiplié les dépenses publiques notamment dans le recrutement de nouveaux agents publics ;

Ce budget va poursuivre le blocage de la croissance et de l'emploi

Selon François Hollande, la crise serait terminée et la reprise engagée. Peut-on qualifier de reprise une prévision de croissance de 0,9% pour 2014 ? Notre pays est peut-être sorti de la récession mais il entre dans une longue stagnation. La production reste inférieure de 2% à son niveau d'avant-crise et de 20% dans l'industrie ! Les exportations continuent de baisser et l'investissement se replie : où est la reprise ?

Enfin, ce budget va accroître l'endettement de la France. Ce budget n'arrivera pas à stabiliser la dette. On peut même prévoir que celle-ci va continuer d'augmenter pour atteindre 97% du PIB en 2017. Il faudrait que le déficit soit ramené à 2% pour permettre une décrue de notre endettement : nous en sommes loin ! De plus, les taux d'intérêt, aujourd'hui historiquement bas, commencent à revenir à leur niveau habituel, ce qui signifie une charge de la dette en nette augmentation dans les années qui viennent.

La politique économique menée depuis 1 an constitue la pire erreur depuis 1981. La France avait déjà payé au prix fort les errements de François Mitterrand ; elle risque de payer encore plus cher les bévues de François Hollande.


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