30% des Français ont le sentiment d'occuper un « bullshit job »

11,5 %
11,5% des salariés déçus considèrent que la meilleure voie pour eux
est de lancer leur propre activité.

Avec la crise sanitaire, les Français ont été amenés à repenser leur rapport au travail, avec parfois des conclusions inattendues. Un sondage réalisé par Randstad nous apprend ainsi que 29% des salariés ne perçoivent pas le sens et l’utilité de leur emploi.

Les jeunes sont particulièrement nombreux à souhaiter faire un travail porteur de sens

Se rendre compte qu’on fait un travail inutile, c’est déjà arrivé à certains. L’épidémie de Covid-19 a manifestement accentué cette perception, au point que 29% des Français estiment aujourd’hui faire un « bullshit job », nous apprend un sondage réalisé par Randstad. Pour 16% d’entre eux, la réalisation de faire un « bullshit job » est venue avec l’épidémie.

Ces salariés malheureux envisagent donc rechercher un emploi plus porteur de sens. Ce souhait concerne davantage les hommes (36%) que les femmes (23%). Les jeunes générations y sont également plus sensibles. Plus mobiles, et visiblement plus confiants en l’avenir, les 18-24 ans sont une majorité (57%) à l’envisager. Plus attachés à la sécurité de l’emploi, les seniors (55-67 ans) ne sont que 17% à le souhaiter.

Les salariés déçus n’envisagent pas forcément de quitter leur entreprise ou le secteur

Ce changement ne sera pas forcément radical. 17% de ces « salariés malheureux » pensent redonner du sens à leur travail en conservant leur poste mais dans un secteur différent, tandis que 12,5% estiment qu’il suffit de changer de poste dans leur entreprise. 11,5% considèrent que la meilleure voie pour eux est de lancer leur propre activité, tandis que 10% se penchent vers le secteur associatif, le secteur public ou les ONG.

Il paraît que cette remise en question des pratiques existantes est également partagée par les dirigeants eux-mêmes, du moins dans les PME. Selon un sondage BVA pour l’Observatoire Réseau Entreprendre rendu public début juillet 2020, 87% d’entre eux déclarent qu’il n’est plus possible de continuer comme avant, et 55% considèrent que la mise en place de modèles vertueux prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux est nécessaire.


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