C&A va fermer trente magasins en France

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200 emplois sont menacés par ces fermetures.

L'enseigne C&A, en difficulté comme l'ensemble du secteur du textile et de l'habillement en France, a annoncé la fermeture de 30 magasins. 200 emplois sont menacés.

La décision de la direction de C&A remonte au 17 janvier, mais la communication officielle date du mercredi 22 janvier : le distributeur de vêtements a décidé de fermer trente magasins en France, un plan d'économies qui menace 200 emplois. Le groupe entend s'adapter aux exigences d'un secteur « en constante évolution et renouer avec la profitabilité ». Le marché est particulièrement touché par le changement des habitudes de consommation de la clientèle : plusieurs enseignes ont ainsi réduit fortement leurs réseaux de points de vente, comme c'est le cas de Pimkie et New Look récemment. Les consommateurs se tournent de plus en plus vers le commerce en ligne, que ce soit pour les vêtements ou pour tout type de biens.

Changements dans les habitudes de consommation

C&A n'échappe donc pas à ces changements en profondeur : en avril 2019, la société annonçait déjà un premier plan de sauvegarde de l'emploi lié à la fermeture de quatorze magasins. Sur la centaine d'emplois menacés, les mesures de reclassement ont permis d'en sauver moins d'une quinzaine, déplore à l'AFP Maria Rodrigues, déléguée syndicale centrale FO. L'optimisme n'est pas de mise pour ces effectifs, qui compte une « population vieillissante » : beaucoup de salariés qui ont fait leur carrière chez C&A ont 50 ans et plus. C'est le cas des 200 emplois menacés par l'annonce des nouvelles fermetures.

Déjà des fermetures en 2019

Avant ces deux coupes claires, C&A avait un réseau de 160 magasins en France, employant 2 800 salariés. L'entreprise a-t-elle pris la mesure des nouvelles habitudes de consommation ? FO n'en est pas persuadé : la stratégie du groupe est « peu claire », relève le syndicat. En 2016, le distributeur augmentait en effet sa logistique. Il essuie des pertes depuis. FO interroge aussi les propriétaires de la marque, une famille néerlandaise qui figure « parmi les plus grosses fortunes d’Europe ». Mais « à quel prix », se demande l'organisation.


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