Endométriose : alerte aux cabines de bronzage

19 %
Les femmes qui vont plusieurs fois par an dans une cabine de bronzage
ont un risque d'endométriose accru de 19%.

Les cabines de bronzage sont mauvaises pour la santé. Elles augmentent le risque de brûlures, de mélanome, de cancer mais aussi, selon une étude toute récente, d’endométriose.

Les cabines de bronzage augmentent le risque d’endométriose

Les cabines de bronzage ont de plus en plus mauvaise presse. Jusqu’à présent l’on savait qu’elles augmentaient le risque de mélanome et de cancer de la peau ainsi que les brûlures. Mais selon une nouvelle étude publiée le 2 décembre 2020 dans la revue Human reproduction, les cabines de bronzage favorisent aussi l’endométriose. Souvent synonyme d’infertilité, cette maladie provoque des règles douloureuses et touche 10% de femmes en France d’après lnserm.

Pour mener leurs travaux qui ont commencé en 1989, les scientifiques ont fait appel à la participation de 116.429 femmes âgées de 25 à 42 ans qui devaient remplir, tous les 2 ans, un questionnaire portant sur leur santé (antécédents médicaux, exposition au soleil, le nombre de coups de soleils contractés, grains de beauté…). Par ailleurs, 4.791 cas d'endométriose étaient diagnostiqués chez ces participantes.

Bronzer, nuit-il à la santé ?

Les résultats de cette vaste enquête ont permis aux scientifiques de constater que les femmes qui sont allées 6 fois et plus par an dans une cabine de bronzage présentaient un risque d’endométriose accru de 19%. Ce risque atteignait 24% chez celles qui y allaient à cette fréquence entre 25 et 35 ans.

Le lien entre les cabines de bronzage et l’endométriose n’est absolument pas saugrenu. En effet, une jeune femme âgée entre 15 et 20 ans qui a eu 5 coups de soleil et plus présente un risque d’endométriose accru de 12%. Par conséquent, il est préférable de se protéger des UV, qu’ils soient naturels ou issus d’une cabine de bronzage.


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