Cancers : le pronostic s'est globalement amélioré

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Pour les patients atteints de cancer de la prostate, le taux de survie
à 20 ans a progressé de 21 points de pourcentage depuis 1990.

Le pronostic des malades atteints de cancers à 5 ans et 20 ans s’améliore globalement. En même temps, des évolutions négatives sont observées sur certains types de cancers, apprend-on d’une étude réalisée par l’Institut national du cancer et Santé publique France.

Les cancers les plus communs ont vu leur pronostic s’améliorer

Lutter contre les « cancers de mauvais pronostic » (également appelés « cancers incurables ») est l’un des points d’orgue de la Stratégie décennale 2021-2030 de lutte contre les cancers. En la matière, certains progrès ont pu être réalisés depuis 1990, nous apprend une étude de l’Institut national du cancer et Santé publique France. Le taux de survie à 20 ans a progressé considérablement pour les patients atteints de cancer de la prostate (+21 points de pourcentage), de sarcome (+17 points), de cancers de la thyroïde, de l’ovaire, du rectum et de l’intestin grêle (+14 points pour chacun de ces cancers).

La progression a été de 9 points pour le cancer du sein (premier cancer incident chez la femme avec 58.459 cas en 2018), de 11 points pour le cancer du poumon (deuxième cancer le plus fréquent avec 46.363 cas en 2018) et de 12 points pour les cancers du côlon et du rectum (troisième cancer le plus fréquent avec 43.336 cas en 2018).

Selon le type de cancer, le taux de survie à 5 ans va de 7% à 96%

Mais cette tendance positive ne concerne malheureusement pas tous les types de cancers. Selon cette même étude, certaines hémopathies malignes, dont le pronostic était favorable à 5 ans, ont un taux de survie à 20 ans qui diminue, selon l’âge, de 10 à 25 points de pourcentage. Il s’agit de la leucémie lymphoïde chronique (LLC) / lymphome lymphocytique (survie à 20 ans entre 36% et 55% selon l’âge) et du lymphome de Hodgkin (entre 22% et 91%). Certains cancers de pronostic intermédiaire enregistrent un recul important de la survie entre 5 et 20 ans. Il s’agit des cancers de la sphère ORL (-25 à -30 points). Ainsi, l’ensemble lèvre-bouche-pharynx présente une survie nette à 20 ans de 10% (contre 44% à 5 ans).

Preuve que d’importants obstacles demeurent sur la voie vers des pronostics acceptables, s’agissant des tumeurs solides, la probabilité de survie à 5 ans est très disparate. Elle est de 96% pour le cancer de la thyroïde mais de seulement 7% pour le glioblastome (sous-type de tumeur du système nerveux central) et le cancer pulmonaire à petites cellules.


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