Le cannabis est le 1er employeur de France !

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous connaissez tout le « bien » que je pense du cannabis en particulier et des drogues dites « douces » en général. Je ne parle pas des usages thérapeutiques éventuels mais bien du côté récréatif de la chose qui occupe l’essentiel des esprits et occasionne l’immense majorité de la consommation. Mes réflexions sur le cannabis ici ou .

Le cannabis, au fil du temps est devenu une véritable industrie quand bien même cette dernière est illégale, et les sociologues estiment à 200 000 personnes le nombres de gens qui vivent directement de ces trafics ce qui en fait en théorie le premier employeur de France. Et c’est d’ailleurs le titre assez provocant de cet article de BFM TV. C’est dire que c’est sérieux vu que c’est BFM qui en parle. On peut même dire « Vu à la télé ». C’est officiel. Vous pourrez en parler tout à l’heure à la machine à café!!

« Le cannabis est le premier pourvoyeur d’emplois en France », assure un cadre de l’IFOP

Oui vous avez bien lu IFOP + BFM = du lourd et du très sérieux.

« Dans son livre « L’Archipel français », Jérôme Fourquet, directeur opinion et stratégies à l’Institut français d’opinion publique (IFOP), assure que « le cannabis est le premier pourvoyeur d’emploi, en France », estimant qu’à une échelle locale, ce trafic génère une fragmentation dans la société française.

« J’ai repris des travaux de sociologie qui estiment à 200 000 le nombre de personnes vivants du cannabis en France. Je fais la comparaison avec ce qu’il se passait du temps de la monarchie où le trafic de sel, le faux-saunage, avait pignon sur rue dans de très nombreuses provinces française et donnait à manger à toute une partie de la paysannerie modeste ».

EDF ce n’est que 130 000 personnes, et les 200 000 emplois du cannabis se répartissent de la manière suivante : 1 000 têtes de réseaux. 8 000 grossistes. 80 000 semi-grossistes. 110 000 détaillants Ensuite il faut rajouter tous les guetteurs et les rabatteurs

Le cannabis provient en grande partie du Maroc, et les convois remontent par l’Espagne.

Voilà l’impact économique en termes d’emplois, et ce trafic génère des milliards d’euros. Plus de 3 milliards pour être précis, et cela a été chiffré par l’INSEE lorsqu’il a fallu intégrer dans le PIB les trafics de drogues et la prostitution oui, oui, c’est sérieux, souvenez-vous j’en avais parlé ici!

Peut-on supprimer le cash sans légaliser le cannabis ?

Voici une question dérangeante et l’un des volets de la suppression du cash.

Paradoxalement, le gouvernement sait très bien qu’il est impossible d’interdire le cash et de faire cesser les trafics, cela fait bien longtemps que les dirigeants ont baissé les bras et se sont avoués vaincus.

Ils trouvent même un intérêt en termes de contrôle social à voir tous nos jeunes et moins jeunes sombrer dans la passivité des drogues douces qui sont des drogues lentes et rendent amorphes.

Interdire le cash, c’est faire exploser les banlieues à coup sûr.

Il ne reste donc à l’Etat que deux solutions.

Conserver les espèces pour préserver ces zones grises et illégales permettant ainsi les trafics en tous genres.

Ou…. légaliser le cannabis, en faire une industrie, transformer les 8 000 grossistes en chefs d’entreprises et les 110 000 détaillants en commerçants cotisants au RSI… pas sûr qu’ils apprécient le… RSI!

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.