CDiscount et Allociné ne respecteraient pas le refus des cookies

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84,4% des Français disposent d'Internet.

Trackés de toutes parts grâce à des liens et des cookies, les internautes français ont normalement le droit de refuser l’installation de ces derniers sur leur ordinateur. Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation sur le RGPD, en effet, tous les sites doivent vous demander si vous acceptez, ou non, que des cookies soient installés. Si vous refusez, en théorie, ils ne sont pas installés. En théorie… car ce ne serait pas le cas chez Cdiscount, Allociné et Vanity Fair.

Des cookies installés malgré le refus

Le site Noyb.eu a étudié, grâce à une extensiond e navigateur appelée Cookie Glasses, le respect du consentement de l’internaute concernnat les cookies. Et il a découvert qu’il n’est tout simplement pas respecté sur le magazine Vanity Fair, sur le site de vente en ligne Cdiscount et sur le site spécialisé dans le cinéma Allociné.

« Ces entreprises ont donc placé des cookies de traçage publicitaire après que les utilisateurs se soient clairement opposés à tout suivi » et ont transféré des données aux entreprises de ciblage publicitaire comme Facebook, AppNexus et PubMatic.

Des centaines d’entreprises, à chaque fois, ont pu suivre l’internaute à la trace alors que ce dernier avait explicitement refusé les cookies. Mais ce refus ne se transformait pas en acte, les cookies étant de toute manière installés.

Trois plaintes devant la CNIL

Noyb.eu ne s’est pas contentée d’alerte les internautes français : voulant faire plier ces trois géants du web, elle a décidé de porter plainte auprès de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL). Les infractions, juge sur son blog Noyb.eu, « vont bien au-delà d’une simple incompréhension des mécanismes de consentement prévus dans le RGPD : les entreprises visées réalisent des bénéfices en trompant les consommateurs ».

A la CNIL, désormais, de faire la part des choses et juger s’il y a eu tromperie ou non. Dans le cas d’une amende, celle-ci pourrait atteindre 4% du chiffre d’affaires annuel mondial des entreprises concernées, proportionnellement au nombre d’internautes français touchés par les pratiques.


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