En Île-de-France, 1 entreprise sur 3 est à céder à moyen terme

71 %
Lorsqu'il s'agit de reprendre une entreprise, 71% des candidats
estiment que l'attractivité du territoire (accessibilité, bassin
d'emplois, incitations fiscales) influence davantage leur décision de
reprise que l'attachement au territoire.

Près d’une entreprise francilienne sur trois a à sa tête un dirigeant âgé de 55 ans ou plus. À moyen terme, ces 376.000 entreprises seront donc potentiellement concernées par une cession, révèle l'Observatoire économique régional (CROCIS) de la CCI Paris Île-de-France dans une étude sur le sujet.

684.000 emplois sont potentiellement menacés en Île-de-France

On le sait, les dirigeants d’entreprises ne sont pas jeunes pour la plupart. En Île-de-France, région connue pour le dynamisme de ses entreprises, 376.000 d’entre elles sont dirigées par une personne de 55 ans ou plus. Autant d’entreprises qui seront donc concernées par la transmission ou la cession à moyen ou long terme, apprend-on d’une étude de l'Observatoire économique régional (CROCIS) de la CCI Paris Île-de-France.

Parmi ces entreprises, 103.000 emploient au moins un salarié. Le nombre total de salariés au sein de ces entreprises s’élève à 684.000. Faute de trouver un repreneur, elles pourraient disparaître, ce qui provoquerait donc un phénomène de chômage. S’y ajoutent 273.000 entreprises qui n’ont aucun salarié. Pour ces dernières, le risque est de perdre un savoir-faire, ce dernier étant incarné par le dirigeant lui-même.

Reprise d’entreprise : les candidats regardent le potentiel de croissance, mais pas que

Sur le front de la cession-transmission, les choses sont loin d’être au beau fixe. Au niveau national, le nombre de transmissions-reprises a chuté d’un tiers entre 2013 et 2016 (de 76.000 à 51.000), tendance qui se poursuit sur 2017-2018. Et ce, malgré la multitude des opportunités partout en France.

Selon un sondage mené par Infopro Digital Études, aux yeux d’un repreneur, le potentiel de croissance de l’entreprise est de loin le premier critère de choix. 55% des répondants estiment qu’il exerce une influence primordiale. Il est ainsi considéré comme plus important que la rentabilité, jugée primordiale par 37% des répondants, ou la valeur de l’entreprise, jugée primordiale par 25% des répondants. Lorsqu’il s’agit de choisir une entreprise à reprendre, 85% des répondants se déclarent totalement rationnels ou plutôt rationnels. Pourtant 49% des répondants estiment que les valeurs véhiculées par l’entreprise, la marque ou le produit influencent davantage leur décision de reprise que la valeur, et 30% des répondants estiment que le plaisir entrepreneurial influence davantage leur décision de reprise que la rentabilité.


A découvrir